Rien d'étrange ?

Un dessin "humoristique" m'a mis très mal à l'aise ...  face à une jeune femme, parlant d'abstinence, montrée comme intimidée sinon bêta, une autre toute fière dit "moi j'ai une vie",  elles parlent de contraception.
" Moi j'ai une vie" ... malaise ... parce que celle qui dit "j'ai une vie" est aussi celle qui trouve normal de dire de l'avortement est une fatalité.
Or, pourquoi choisir de tout faire pour ne pas à avoir à se poser la question de tuer un être humain, serait-il moins "avoir une vie", que de s'exposer à avoir à décider de tuer ou pas ? En quoi est il si joyeux et évident de prendre ce risque ?
Aujourd'hui, le droit à l'avortement est un "donné", or pour les femmes qui l'ont réclamé, l'avortement était une chose terrible, et il m'a toujours paru évident que c'était le droit à un acte terrible... Parce que même si matériellement l'embryon est "quelques cellules" au début ( et ceci n'est vrai que quelques brèves semaines), même si ensuite il n'"intellectualise" pas la douleur encore quelques semaines, à peine, il demeure que tuer un être humain est un acte terrible, une décision très grave. Il m'a toujours paru évident,qu'il était "entendu", logique que les femmes fassent tout pour ne pas avoir à se poser la question de la prendre.
Un des moyens d'y parvenir, taxé d'ailleurs d'"héroique" par les couples mariés par les chrétiens, est l'abstinence : en quoi est-ce ridicule, pourquoi se moquer ?
La jeune femme qui "a une vie" précise "et moi je n'impose à personne" : comme si le dessin et ses propos ne contenait pas l'imposition d'une norme, la norme que "la réalité", la "vie"c'est d'avoir des relations sexuelles (hétéro) : rien d'étrange dans la "violence" de cette moquerie pour parler de son choix de vie, rien d' "imposé" quand la récalcitrante se voit punie par une moquerie allant jusqu'à la négation de sa propre vie ?
Etrange et "choquant" en réalité.


Cette norme des relations sexuelles est martelée tous les jours.
Par exemple dans son émission sur RMC sur la sexualité par Brigitte Lahaie et dans son interview ci dessous : un article qui médicalise les abolitionnistes en les qualifiant de " névrosées", et qui justifie la prostitution au nom d'une conception fausse et avilissante de l'être humain et de la gent  masculine en particulier.
Rien d'imposé vraiment : c'est une blague ???

Le plus vicieux de l'affaire est que bien sur dans le calcul du niveau de vie minimum admis pour s'autoriser en tant que femme à ne pas éliminer son bébé en cours, il faut intégrer le temps réglementaire pour son "équilibre sexuel" et celui de son ou ses compagnons...
Rien d'imposé, mais non pas du tout.

Il est faux de confondre et absurde de rejeter d'un même bloc, la dureté et la mysoginie dont ont pu faire preuve certains chrétiens envers les femmes et les enfants "illégitimes", la "culpabilisation" des femmes voulant ou ayant avorté d'une part, et des choix de " vie" aussi, qui ne sont rien d'autre que le choix de refuser de tuer, d'autre part.

Pour mémoire d'ailleurs, ce film sur Saint Vincent de Paul, montrant la différence entre les chrétiens  charitables et ceux qui ne manient les concepts que comme prétexte à leur dureté ...


mémo :

http://elisseievna-blog.blogspot.fr/2012/08/ce-que-je-crois.html

l’être humain n’est humain que s’il nait dans le corps d’une femme, s’il y vit durant des mois en harmonie et en communication avec elle, et aussi de préférence avec le père près de la mère, c’est pourquoi il est absurde et même monstrueux d’opposer fœtus et femme, le fœtus ne peut se développer bien que si la mère le désire et le souhaite, pas si elle est forcée.
L’avortement doit ainsi être permis aux premiers stades du développement de l’enfant, même si les médecins qui y ont opposés ne doivent en aucun cas être obligés de le pratiquer.
Mais le droit fondamental des femmes est de ne jamais avoir à recourir à l’avortement faute de protection contre la violence, faute d’information, faute de contraception, faute de présence du père et de la famille et de la société (faute de crèches …) quand elles sont enceintes et souhaitent garder leur enfant.

L'interdiction du pantalon à Paris et le mythe de l'islam non islamiste

L'interdiction du pantalon à Paris et le mythe de l'islam non islamiste

L'interdiction aux femmes de porter le pantalon à Paris pour comprendre la fausseté de la distinction entre "islam" et "islamisme".

"L'islam", le "droit islamique" apparait multiple parce que ses applications sont diverses, mais cette apparence est fausse pour l'essentiel.
En réalité, entre les Etats musulmans appliquant les aspects les plus durs de la loi islamique et ceux qui ne les appliquent pas, il n'y a pas de différence d'interprétation des textes, mais uniquement une différence dans l'application de ces textes.

La terminologie est confuse, "islam" est en soi un mot-valise, un mot polysémique, comme le mot "droit" et "droit islamique".
Lorsque l'on parle d'un droit, on doit distinguer le droit "théorique", le droit selon le sens de la loi, du droit "positif", c'est à dire du droit effectivement en vigueur, du droit appliqué à un moment donné dans une société.
( Nota bene : l'expression "droit positif" a dans un autre contexte un autre sens, celui de droit selon la loi en vigueur théoriquement dans une société, par opposition au droit "naturel", c'est à dire celui qui serait conforme à des principes "supérieurs".)

Il n'y pas de différence d'interprétation (majeure) entre l'islam vu par les "islamistes" et l'islam vu par des musulmans plus "doux", il n'y a que des différences dans l'application.

Il y a-t-il une différence majeure entre fouetter de cent coups de fouet ou lapider à mort : non, c'est la mort .. Il y a-t-il une différence majeure entre amputer la main du voleur pour un larçin de tel montant ou d'un autre montant ? Non ..

Lorsque l'on parle de "différents islam", ce n'est pas de différentes théories, de différentes doctrines, dont on parle, ce n'est pas de différentes "lois islamiques" - mais des différentes applications de l'islam, de l'islam tel qu'il est appliqué effectivement, l'islam effectivement en vigueur, c'est à dire de l'islam "positif".
L'islam qui serait effectivement modéré dans la théorie, n'existe pas.

Pour illustrer de façon simple la différence entre droit (théorique) et droit positif, on peut citer le cas toujours problématique de l'interdiction du pantalon à Paris. L'ordonnance du préfet de police Dubois n° 22 du 16 brumaire an IX (7 novembre 1800) interdit aux femmes le port du pantalon à Paris. Cette ordonnance n'a jamais été abrogée. Un ministre a répondu en janvier 2013 qu'elle aurait été "abrogée implicitement" en raison de son inconstitutionnalité depuis 1946. L'implicite n'est jamais clair et toujours contestable, et précisément, s'agissant d'une marque d'inégalité entre hommes et femmes, il aurait été plus "élégant" de procéder une abrogation explicite. Quoi qu'il en soit, cette ordonnance était tombée en désuétude bien avant 1946 : le droit "positif" appliqué est bien éloigné du droit énoncé par cette ordonnance.
D'autres lois ne sont pas appliquées, par exemple concernant les intérêts ...

Pour autant, la loi théorique reste la loi, il n'y a pas création d'un autre droit, "modéré" par rapport à un droit "intégral", il n'y a pas de problème d'interprétation, il y uniquement une inapplication.

Et le risque demeure d'une remise en vigueur dans les faits de la loi dans toute sa rigueur. En droit français, une loi ne peut pas être abrogée par la désuétude, par la coutume "contra-legem". C'est ainsi qu'une loi "théorique" longtemps écartée du "droit positif", peut y être réintroduite ... dès qu'il plait aux autorités de l'appliquer.
Par exemple un décret-loi de 1848 prohibant le marchandage a été progressivement considéré comme abrogé par le non-usage jusqu'à ce qu'en 1901 le ministère public en ait requis l'application.
C'est pourquoi il est choquant que le ministère des droits des femmes se refuse à une abrogation explicite par la loi ( comme l'avait proposé un groupe de parlementaires en 2011) d'un texte dont il indique lui-même qu'il a juste le tort d'être contraire à un de nos grands principes, le principe d'égalité ...

Concernant la loi islamique, l'illusion créée par un "droit positif" plus doux en pratique que la loi islamique est redoublée, et la présenter comme preuve de l'existence d'une "autre religion" est une escroquerie.
Non seulement la non application est une situation toujours fragile, toujours réversible, mais l'abrogation effective est impossible puisque le législateur est "dieu".
Il suffit donc que les croyants les plus fervents gagnent du pouvoir dans un état "musulman" pour que la loi islamique soit remise en vigueur, et il est complètement mensonger d'endormir la vigilance des défenseurs des droits humains en leur servant le mensonge d'une différence de "religion" là où il n'existe qu'une différence de pratique, d'application.



 

Perversité de l'accusateur et du système accusatoire

suite de l'article " semaine précédent Saint Michel" :  http://elisseievna-blog.blogspot.fr/2013/09/semaine-precedent-la-fete-de-st-michel.html

Nos institutions judiciaires ne chargent aucun magistrat de la fonction d’accusateur, parce que cette fonction est perverse. Elle implique qu’un magistrat ne pourrait être fier d’avoir bien fait son travail qu’à la condition que le mal se soit produit, ce rôle implique de se réjouir du mal, ce rôle est pervers en soi. Car un accusateur ne peut faire autre chose qu’accuser et ne peut réussir sa mission qu’en prouvant qu’il y  a des raisons effectives d’accuser et des preuves de la culpabilité. L’innocence de l’accusé est sa défaite, la preuve du mal commis par l’accusé est sa victoire, l’existence du mal commis par le crime de l’accusé est sa raison d’être. 

Avoir pour raison d’être le mal et ne pouvoir se réjouir d’une victoire, d’avoir fait son travail correctement, que si le mal délibéré a été commis, implique de se réjouir du mal,  implique la perversité, est la définition de la perversité.

Le juge d’instruction instruit à charge et à décharge, il peut décider de non-lieu, le procureur défend le point de vue de la loi sur l’affaire au nom de l’Etat : ces deux magistrats auront bien fait leur travail et pourront en être fiers si ils ont avec  perspicacité dirigé les enquêtes sur les faits, si ils ont finement analysé les faits, la définition des délits et la correspondance éventuelle entre les deux, ces deux magistrats peuvent se réjouir sans aucun frein, d’aboutir à la conclusion qu’il n’y a pas eu crime, qu’il n’y a pas de coupable, que le monde n’est pas si moche, et les êtres ne sont point méchants comme il avait pu paraitre au premier abord, ces deux magistrats peuvent donc se réjouir du bien.

Notre système « inquisitorial » et non « accusatoire » évite aussi les lamentables négociations de marchands de tapis entre les « parties » sur les peines, comme si la justice concernant des points de principe, la justice pénale, pouvait être l’objet de marchandages.

La recherche de coupables devant un problème, l’institution d’un rôle d’accusateur est toujours perverse, y compris quand celui ou ceux que l’on accuse est a priori « soi-même ».

La recherche de coupables devant un problème est perverse car face aux problèmes, ce sont des projets constructifs qu’il faut rechercher et  toute perte de temps dans cette élaboration ne fait  qu’ajouter au temps de « malheur ». Elle est perverse parce qu’elle repose sur le préjugé que le malheur vient du mal, sur la certitude que le mal est volontaire, et entretient l’attente d’une punition du coupable, qui résoudrait les maux, or qu’est ce que la punition : rien d’autre que le mal infligé sous prétexte qu’un mal précédent a été commis, or qu’est- ce que l’attente impatiente d’infliger un mal, sinon le mal lui-même.


La recherche des « nations coupables » par leurs propres ressortissants parait innocente et inoffensive parce qu’elle apparait être une accusation « de soi-même », alors qu’elle ne l’est nullement, car les accusateurs ne se reconnaissent pas eux-mêmes personnellement comme les coupables, bien au contraire, ils se posent comme bien supérieurs aux masses qu’ils accusent. Dès lors l’infamie qu’ils imputent à « leur » nation, ne sera pas attribuée à eux-mêmes et les punitions qui seront appliquées pour ces crimes ne retomberont pas sur eux-mêmes, mais sur les plus faibles de leur nation. Déterminer les responsables précis de telle ou telle décision politique nuisible est une recherche historique qui permet d’analyser les mécanismes de ces prises de décision et est donc utile. Accuser tout un peuple ne permet aucune compréhension. L’accusation de « sa » nation, n’est pas l’accusation de soi-même, mais un mélange de la vanité de se présenter comme au-dessus de la mêlée et du sadisme dans le plaisir de voir punir, aveuglément, au hasard, tous les autres, par suite, surtout les plus faibles de sa nation.  L’accusateur se réjouit du mal qui frappera sur son ordre, d’un mal qui frappera les plus faibles, ceux qui ont eu le moins par aux décisions précises : il est pervers.

Je suis juive et Prochoix défend sa boutique en "désinformant" sur moi

" Tu ne porteras pas de faux témoignage" ...

Je dois démentir des informations fausses et calominieuses circulant sur moi et venant des fondatrices de Prochoix et leurs rédactrices :

Prochoix a un créneau, une "boutique", une "niche" :  Caroline et Fiammetta sont deux féministes, laiques lesbiennes ouvertement, on est donc prié de les croire sur parole, en raison du lieu politique " d'où elles parlent".

Elles sont donc féministes, laiques, lesbiennes, zut .. il leur manque la shoah pour être presque parfaites ( si elles étaient noires  et handicapées ...), pour pouvoir se targuer du clan irréfutable, du clan des "dominés" absolus ..

Il se trouve que je suis moi, féministe, laique, défendant les lesbiennes en défendant en même temps le droit stricte à la vie privée, et que "de plus" je suis juive, et la "shoah" une partie de ma famille n'y a pas survécu, ce qui fait que je ne supporte pas, mais réellement je ne supporte pas, les " réductions à hitler", les rappels de cette période sauf quand ils sont nécessaires par "devoir de mémoire", c'est à dire pour prévenir d'autres génocides.
J'occupe donc leur "créneau" et de manière plus topique, plus profonde qu'elles mêmes.

Or il se trouve aussi, que j'écris des textes qui contredisent les leurs sur l'islam ... alors même que je n'ai jamais parlé d'elles dans mes articles jusqu'en 2010.
Par la simple conjonction des deux faits, mon origine et les idées militantes d'une part, et mes écrits sur l'islam d'autre part, je suis la seule personne en France qui met en péril la solidité de la crédibilité de leurs propres textes, sur le fondement du lieu politique "d'où l'on parle". Je les gène donc.

Que vont elles faire pour empêcher mes textes de créer un doute sur la valeur des leurs sur ce sujet, puisqu'elles ne peuvent pas contester le lieu politique "d'où je parle" ?

Elles pourraient critiquer mes textes, contester mes arguments. A condition d'en être capable sans doute ...

Mais elles agissent autrement : elles mentent ... elles ne peuvent pas contester le lieu "d'où je parle" : et bien qu'à cela ne tienne, il suffit  de mentir à mon sujet, il suffit d'affirmer que je ne suis pas juive. Pourquoi se gêner ?!
En mentant ainsi, non seulement elles font croire que je parle pas d" où je parle" mais qu'en plus, elles me font passer soit pour une manipulatrice cynique soit pour une mythomane, c'est tout bénéf' pour leur boutique.



Nathalie Szuchendeler est rédactrice de Prochoix, ( http://nathszuchendler.wordpress.com/ -  http://www.prochoix.org/pdf/Prochoix.45.interieur.pdf   )   logiquement, je suppose qu'elle se réfère à ce que Fiammetta ou Caroline lui disent sur moi, et qu'elle croit qu'elles ou celle qui lui parle de moi, ne lui ment pas, sur un sujet aussi grave que ma judéité, je suppose qu'elle ne peut même pas s'imaginer un tel mensonge, à elle, dont le nom peut laisser supposer qu'elle a exactement les mêmes origines que moi.

Or Nathalie Szuchendler est si persuadée que je ne suis pas juive, qu'elle l'écrit en 2012  :  Elle écrit en me prêtant des intentions immondes, qui je qualifierais si j'étais juge, de gravement diffamatoires : " ... elisseievna casse tout ce qui se rapporte de près ou de loin à l'islam .. elle n'est pas juive.. Il s'agit d'utiliser les uns pour taper sur les autres ni plus ni moins".

Je suppose qu'elle ne peut même pas s'imaginer que les Saintes de Prochoix ne la poussent ainsi à propager des mensonges aussi graves sur moi, graves car ils me décrivent comme une telle s.. que parmi les lecteurs il se trouvera forcément des gens pour vouloir s'attaquer physiquement à moi, pour me "punir".
Alors qu'en réalité, celle des filles de Prochoix qui lui a parlé de moi, se sert d'elle, sciemment, délibérément, cyniquement, avec ses origines que je pense être les mêmes que les miennes, juive de Russie / Europe de l'Est, pour, sciemment, délibérément, cyniquement, me mettre en danger.

J'ai tenté à plusieurs reprises de désiller les yeux de Nathalie Szuchendler depuis 2010, mais .. elle ne m'a absolument pas crue, et comment me croierait-elle puisqu'elle a tant confiance dans Prochoix ?

Ha que ne ferait-on pas, quand on n'a pas d'arguments solides pour défendre ses idées, pour défendre sa "boutique" !

Fiammetta Venner et à Nathalie Szuchendler ont écrit que je soutiendrais Philippe de Villiers, Alexandre Del Valle, Paul Landau, sans autre précision, laissant ainsi entendre que je partagerais en réalité leurs idées et qu'en réalité je ne serais donc pas féministe et laique
or chacun et chacune de mes lectrices peut constater, que j'ai effectivement soutenu, publiquement, sur la toile,  ces trois personnes pour certaines - et pas toutes - de leurs idées, mais tous les trois pour leur courage, tout en défendant mes idées féministes bien plus radicales que celle de Caroline qui est favorable .. à la légalisation des mères porteuses (!)

 (Une autre rédactrice de Prochoix, Nadia Geerts a repris cette accusation, en m'accusant elle explicitement de me faire passer pour quelqu'un ayant des idées féministes et laique que je n'aurais pas : j'ai également tenté de lui montrer le contraire, bien en vain, puisqu'ele fait confiance à Prochoix et non à moi).

Caroline Fourest et Fiammatta Venner me connaissent depuis 20 ans pour la seconde et un peu moins pour la première et savent pertinemment que je suis juive, mais cela n'empêche pas Caroline, dans une rédaction particulièrement affutée, jonglant entre demi-vérité et demi-insinuation tout en matraquant la grosse bertha de la calominie toujours à la limite du "fait" qui pourrait lui être reproché, de reconnaitre en tout état de cause en 2010 qu'elle me "connait très bien" et depuis au moins "10 ans". Je laisse les lectrices surtout juristes admirer l'attaque calomnieuse : Caroline, tout en évitant soigneusement de me qualifier d'une maladie, utilise une formulation qui le laisse très exactement comprendre, et juxtapose des informations qui permettent au lecteur de comprendre que j'aurais été victime d'antisémitisme ... sans pour autant être réellement juive, mais juste parce que je "relèverai de la médecine".


Je rappellerai  quelques principes de bases d'une charte des journalistes de la SNJ, manifestement bafoués par ces procédés dégueulasses  :




Autre démenti :
A propos d'Alexandre Del Valle, que je suis accusée de "soutenir",  j'ai entendu des propos parfaitement mensongers et immondes  :  demandant à quelqu'un censé connaitre l'extrême droite qui il était,  cette personne m'a répondu  : " c'est un nazi ". Une calomnie répugnante, que j'ai immédiatement comprise comme telle car j'avais lu les livres d'Alexandre Del Valle, où il dénonçait les néo-nazis et leur idéologie. Mais si je ne les avais pas lu : le mensonge qui m'a été affirmé aurait pu me convaincre, venu de quelqu'un qui le formulait avec une assertivité totale, sans autre commentaire "c'est un nazi ", et peut etre aurais été dissuadée de lire ses livres ... En réalité, comme je vérifie toujours les éléments à la source, ce scénario était impossible, mais une autre personne aurait pu être impressionnée et ainsi, totalement trompée.

La technique est la même envers lui qu'envers moi : parce que ses écrits dérangent, certains tentent de le faire passer pour le contraire de ce qu'il est.

Voici un article où il explique cette situation en détail :


"J'en ris !"
Alexandre Del Valle répond à ses détracteurs

Propos recueillis par David Reinharc et Serge Lukasiewicz (1) pour le Jerusalem Post
Site Officiel d'Alexandre del Valle : 
http://www.alexandredelvalle.com
Car ceux qui connaissent réellement l'extrême droite et mes perceptions savent que Le Pen me tient pour un agent israélien et que le Front national, comme le GRECE, la nouvelle droite et la quasi-totalité de l'extrême droite me détestent et combattent mes thèses

Alexandre Del Valle est un personnage controversé, en particulier pour ses écrits sur l'islamisation de l'Occident. En plus d'être géopolitologue, il est fondateur, avec Rachid Kaci (2), de la Droite libre, cette branche de l'UMP dont le slogan est "une droite décomplexée pour une France forte".

- Vous êtes un des géopolitologues les plus attaqués qui soient. Qu'est-ce qui motive, selon vous, le harcèlement dont vous êtes l'objet ?

- Je pense, sans orgueil aucun, que mes écrits, sérieux et documentés, dérangent des milieux xers fort puissants, parfois contradictoires. Or, comme je suis un chercheur engagé et libre à la fois, je suis capable de chercher et de frapper dans plusieurs directions et de décevoir tous les manichéens qui veulent ranger les gens dans les cases.

J'ai un nombre d'ennemis incroyable ! Ces ennemis, - déclarés ou pas : pro-islamistes et/ou proarabes de gauche, d'extrême gauche et d'extrême droite antisioniste, de milieux diplomatiques ou politiquement corrects pro-islamistes -, ne peuvent pas prouver que j'ai tort ou que je noircis le triste tableau de la vulnérabilité de l'Occident face à l'offensive islamiste radicale et terroriste.

Alors ils n'ont d'autres solutions que de me faire passer pour un dangereux manipulateur, extrémiste ou au passé sulfureux ou aux prétendues amitiés troubles.

Mais l'important est que ma conscience est tranquille. Mes écrits x foi :

aucune haine, aucune profession de foi contraire à l'humanisme qui m'est cher, et aucune déformation des faits. On ne me pardonne pas notamment d'être passé d'une famille politique de départ gaulliste, antiaméricaine et souverainiste à un positionnement libéral proaméricain - mais capable de critiquer les erreurs des Etats-Unis - et pro-israélien.

On refuse de croire qu'un chercheur puisse être à la fois membre d'un parti politique - l'UMP de Nicolas Sarkozy - et indépendant. On me reproche aussi d'avoir comme maîtres ou amis des gens inclassables et libres comme Bat Yé'Or, Jean-Pierre Péroncel-Hugoz, ou Pierre-Marie Gallois, les premiers qui, en Europe, ont tiré il y a vingt ans la sonnette d'alarme et analysé la menace du totalitarisme islamiste à l'assaut de l'Occident.

On ne me pardonne pas de critiquer l'islamisme non pas comme certains islamophobes en rejetant tout dans l'Islam, mais au contraire en proposant une alternative libérale et progressiste pour le monde arabo-musulman incarné par des musulmans anti-intégristes comme le grand intellectuel tunisien Mezri Haddad, le franco-algérien Rachid Kaci avec qui j'ai créé la Droite libre à l'UMP, l'ancien ministre du Chah Houchang Nahavandi, l'opposant iranien Kaveh Mohsseini, et tant d'autres musulmans qui dénoncent comme Abdelwahhab Medeb, Souheib Bencheikh ou Mohamed Charfi, "la maladie de l'Islam".

Enfin, on ne m'a pas pardonné d'avoir été un peu "trop" médiatisé après les attentats du 11 septembre et d'avoir dans Le Figaro et sur les écrans et radios dénoncé le nouveau Munich occidental et européen face au fascisme islamiste, puis le phénomène de dhimmitude qui frappe progressivement les pays déclinant d'Europe - psychologiquement et démographiquement -, qui s'enfoncent toujours plus dans le syndrome que Bat Yé'Or a nommé Eurabia.


- Ne vous êtes-vous pas compromis en prenant la parole dans des causeries ou salons du livre dont les couloirs étaient arpentés par des hommes d'extrême droite au rugissement haineux ?

- Non, en tout cas pas à mes yeux ni aux yeux des grands résistants ou rescapés de la Shoah ou même des chasseurs de nazis qui m'ont formé ou fait confiance et qui savent que par la présence et le dialogue, j'ai appris plein de choses sur les mouvements totalitaires.

Concernant les gens "au rugissement haineux", je ne les tiens pas pour amis, et je condamne dans mes écrits leurs idées extrémistes. Si j'ai pu entamer une thèse de géopolitique fort documentée sur les Rouges Bruns Verts (extrême gauche, fascismes xers et islamisme) puis contribuer à mieux analyser les contours des nouvelles menaces pour l'Occident judéo-chrétien, c'est bien parce que je suis allé sur le terrain, au Liban, en Afrique, en Amérique latine et parce que j'ai recueilli, avec professionnalisme et pragmatisme, témoignages, interviews, etc.

Mon seul but était d'étudier les nouvelles menaces totalitaires anti-occidentales. Or je pense que personne ne doute que mon camp est celui de l'Europe et de l'Occident ! Comme Nicolas Sarkozy face à Ramadan, je pense que le meilleur moyen de combattre un ennemi est de débattre avec lui pour le confondre et le connaître.


- Vos adversaires vous reprochent votre affinité intellectuelle avec Alain Griotteray. Pouvez-vous nous parler de lui ?

- Rappelons les faits : récemment, les auteurs d'un ouvrage-procès antisioniste dénonçant la soi-disant OPA sur les Juifs de France m'ont notamment accusé d'avoir été jadis repéré et promu au Figaro Magazine et au sein du RPR-UDF par Alain Griotteray, lequel avait osé publier un livre sur la droite molle. Griotteray aurait un jour préconisé une alliance de toutes les droites pour battre la gauche, ce qui permet à mes détracteurs de m'assimiler à la droite radicale.

Or non seulement Griotteray n'a jamais fait alliance avec le Front national de Le Pen, mais il a toujours été l'un des plus grands défenseurs d'Israël en France et zélé combattant de l'antisémitisme.

Griotteray a été le créateur du premier grand réseau de résistants en 1940 en France à une période où les communistes donneurs de leçons de morale faisaient la propagande du Troisième Reïch au nom de l'Alliance Hitler-Staline...


- Quel est le combat que vous menez ?

- Un combat de défense de notre modèle fragile de société, car les sociétés ouvertes qui sont les nôtres ne survivent qu'autant que nous les défendons, du point de vue territorial, humain et idéologique. Karl Popper est l'une de mes références majeures, avec sa contribution historique The Open society and its ennemies.

Or je pense que les ennemis du monde libre sont les mêmes Rouge Brun et Verts, totalitaristes antioccidentaux, antidémocratiques, antilibéraux, antichrétiens, malaxement antiaméricains et antijuifs. Donc liés et convergeant par les mêmes haines.


- Pourquoi, du jour au lendemain, et alors que rien, à ma connaissance, ne vous rattache à cette communauté, vous êtes-vous senti concerné par la condition de l'homme juif ?

- Plus de choses que vous pourriez soupçonner me rattachent à cette communauté ! Je ne l'ai jamais clamé sur les toits comme le x les instrumentalisateurs professionnels et détourneurs de la mémoire juive, mais je vais déroger aujourd'hui à cette pudeur qui permet aux détracteurs de soupçonner n'importe quoi et de délivrer leur théorie du complot d'infiltration des Juifs.

Premièrement, le fait d'avoir subi depuis mon jeune âge l'antisémitisme en raison de mes origines pieds noirs et de mon patronyme réel qui sonne très "Juif tune".

Deuxièmement, le fait d'avoir épousé en 1999 une Juive argentine d'origine ashkénaze dont la famille a été marquée par les pogroms ukrainiens et polonais et la Shoah.

J'ajoute que je fréquente plus les fêtes juives que les fêtes chrétiennes depuis plusieurs années déjà, et que c'est une communauté que j'ai épousée via cette nouvelle famille, communauté de surcroît la plus directement et obsessionnellement touchée et visée par les totalitarismes rouge brun vert que j'étudie et combats depuis des années.

Enfin, je constate que je n'ai jamais été autant attaqué médiatiquement que depuis que je défends Israël et les Juifs de France victimes de l'antisémitisme rouge-brun-vert... Je suis donc une victime directe et indirecte de l'antisémitisme.

- A ceux qui vous accusent d'être un cheval de Troie frontiste, que répondez-vous ?

- J'en ris ! car ceux qui connaissent réellement l'extrême droite et mes perceptions savent que Le Pen me tient pour un agent israélien et que le Front national, comme le GRECE, la nouvelle droite et la quasi-totalité de l'extrême droite me détestent et combattent mes thèses, pas uniquement "sionistes", mais également relatives à la nécessité d'édifier un Islam de France républicain et de réussir l'intégration des immigrés.

Ce à quoi je travaille avec Rachid Kaci, Mezri Haddad, Kaveh Mohsseini, Jbil Kébir et tant d'autres musulmans français modérés que l'extrême droite déteste autant que les islamistes car immigrés, alors que ces musulmans non intégristes sont pour moi des frères et des compatriotes à part entière comme tous les autres Français de toute origine du moment que, comme l'a dit Nicolas Sarkozy, les lois de la République et le respect du drapeau français sont observés.


- Que pensez-vous de la politique de retrait unilatéral des derniers gouvernements israéliens ? Quel peut en être l'impact géostratégique sur la région selon vous ?

- J'ai toujours pensé qu'Ariel Sharon qui en est à l'origine est un génie stratégique et géopolitique. L'avenir dira s'il a eu politiquement raison ou géopolitiquement tort...


(1) David Reinharc est directeur littéraire et journaliste. Serge Lukasiewicz est enseignant à l'université Bar-Ilan.
(2) Voir Le Jerusalem Post édition française n° 771.













Réponse à Finkielkraut : le concept d’islamophobie nait aussi de revendications juives.

RCJ 22/9/2013 Finkielkraut http://www.dailymotion.com/video/x153wg1_alain-finkielkraut-et-le-front-national-rcj-22-9-2013_news http://dai.ly/x153wg1
Alain Finkielkraut et le Front National... par Uncle


Réponse à Finkielkraut : le concept d’islamophobie nait aussi de revendications juives.


Au cours de l’émission de RCJ du 22 septembre 2013, Alain Finkielkraut attribue le concept d’ « islamophobie » au sens d’interdit de tout discours critique de l’islam, à la critique de l’orientalisme par Edward Said.  Il rappelle qu’Edward Said accuse les savants non musulmans étudiant l’islam, les orientalistes, de n’énoncer que des clichés sur l’islam, et il rappelle que le préfacier de son ouvrage, Tsvétan Todorov, qualifiait d’esprit de colonisation la prétention à savoir la vérité sur l’autre.
Alain Finkielkraut critique Said  à juste titre mais il passe tout de même à côté d’un point capital dans la formation de la notion d’islamophobie …
L’accusation de Said  est grossière : en somme il qualifie les orientalistes d’incompétence. Le sophisme de Todorov consiste à confondre vérité de l’autre et vérité sur l’autre, car les orientalistes ont bien la connaissance des textes de l’islam, des textes des musulmans, c’est-à-dire de la vérité de l’autre, avant d’énoncer éventuellement leur analyse et leur compréhension de ces textes, c’est à part leur opinion sur l’autre, leur « vérité » sur l’autre.
On peut ajouter qu’il est particulièrement malhonnête de la part de musulmans militant pour interdire, conformément à la loi islamique, tout discours non apologétique de l’islam, de dénoncer cette critique au nom du colonialisme. Car en agissant ainsi, ils pratiquent eux-même une colonisation de nos concepts de droit et de liberté, en tentant par le terrorisme intellectuel de divers procès d’intention, d’en déformer le sens. Nos concepts de droit et de liberté sont ceux de l’égalité toutes choses égales par ailleurs, de la liberté bornée par la liberté d’autrui, et de l’abus de droit, et non de l’interdit d’émettre une opinion, d’avoir un discours non apologétique envers une doctrine quelconque, notamment l’islam. Ils plaquent eux leur compréhension de la liberté et exigent que nous appliquions cette conception : il s’agit bien là d’un colonialisme.
Alain Finkielkraut oublie un élément de la formation du concept confus d’ « islamophobie ».
La création du concept actuel d’islamophobie doit beaucoup (plus ?) au militantisme juif pour faire qualifier d’antisémitisme la critique du judaïsme. La confusion entre critique du judaisme et antisémitisme s’explique par les circonstances historiques, par le poids en pratique de l’anti-judaisme dans le développement de l’antisémitisme, par la paranoïa compréhensible des juifs après la guerre et leur volonté de « border », de verrouiller tout ce qui pourrait conduire au retour de la « bête ».  Mais cette confusion est injustifiable théoriquement. La rationalité des Lumières dont parle Alain Finkielkraut s’applique autant à la critique de telle religion qu’à telle autre, qu’à toute doctrine en général, quelle que soit la dose d’éléments métaphysiques qu’elle contienne.
Cette confusion fut une erreur magistrale des juifs qui prirent la parole pour l’instaurer et de tous ceux qui les ont approuvés ou laissé faire. Elle s’avère aujourd’hui en pratique être une arme terrible permettant le développement de l’antisémitisme, puisqu’elle interdit la critique de la principale idéologie antisémite actuel : l’islam des textes.

Poutine et les évangiles



Il y a des jours où j'ai le sentiment que Poutine est plus mon Président. Poutine a écrit dans le New York Times un article qui est presque passé inaperçu en France, et on se doute de la raison (!).

.. Pourtant il semble qu'il se trompe - et c'est étonnant de l apart d'un chrétien - quand il parle du thème américain en disant : " slogan "qui n'est pas avec nous est  contre nous" : " лозунгом «кто не с нами – тот против нас».
En réalité, ce "slogan" est la citation d'un des évangiles, Matthieu 12-30  dont la phrase COMPLETE est : Matthieu 12.30. Qui n’est pas avec moi est contre moi, et qui ne rassemble pas avec moi disperse." et qui ne doit pas être lu sans l'évangile de Marc, chapitre 9-38-40 : "Qui n’est pas contre nous est pour nous."
Mathieu fait un constat : quand on ne construit pas, on disperse ses forces, ce qui finalement aboutit à être objectivement contre ceux qui construisent. Marc fait un constat complémentaire : ceux qui ne sont pas contre nous ... (ne sont pas des ennemis, ils) sont (potentiellement) avec nous.
Utiliser la phrase de Matthieu, tronçonnée, pour lui faire dire que tous ceux qui ne sont pas alliés actifs, dévoués à la cause de l'un, sont ses ennemis, est une interprétation paranoïaque, de l'ordre du procès d'intention, une recherche de prétexte pour la guerre.… ce qui est explicitement contraire au souhait de rassembler les gens et non de les disperser ou pire de les opposer. Il est donc contraire il me semble aux textes des évangiles, de mener des politiques avec ce qui est dès uniquement un « slogan » « qui n’est pas avec nous est contre nous ».


Voici la vidéo de Georges Bush énonçant ce point de vue, et voici l'article de Poutine en anglais et en russe.



OP-ED CONTRIBUTOR
A Plea for Caution From Russia
What Putin Has to Say to Americans About Syria
By VLADIMIR V. PUTIN
Published: September 11, 2013 4447 Comments
MOSCOW — RECENT events surrounding Syria have prompted me to speak directly to the American people and their political leaders. It is important to do so at a time of insufficient communication between our societies.
Relations between us have passed through different stages. We stood against each other during the cold war. But we were also allies once, and defeated the Nazis together. The universal international organization — the United Nations — was then established to prevent such devastation from ever happening again.
The United Nations’ founders understood that decisions affecting war and peace should happen only by consensus, and with America’s consent the veto by Security Council permanent members was enshrined in the United Nations Charter. The profound wisdom of this has underpinned the stability of international relations for decades.
No one wants the United Nations to suffer the fate of the League of Nations, which collapsed because it lacked real leverage. This is possible if influential countries bypass the United Nations and take military action without Security Council authorization.
The potential strike by the United States against Syria, despite strong opposition from many countries and major political and religious leaders, including the pope, will result in more innocent victims and escalation, potentially spreading the conflict far beyond Syria’s borders. A strike would increase violence and unleash a new wave of terrorism. It could undermine multilateral efforts to resolve the Iranian nuclear problem and the Israeli-Palestinian conflict and further destabilize the Middle East and North Africa. It could throw the entire system of international law and order out of balance.
Syria is not witnessing a battle for democracy, but an armed conflict between government and opposition in a multireligious country. There are few champions of democracy in Syria. But there are more than enough Qaeda fighters and extremists of all stripes battling the government. The United States State Department has designated Al Nusra Front and the Islamic State of Iraq and the Levant, fighting with the opposition, as terrorist organizations. This internal conflict, fueled by foreign weapons supplied to the opposition, is one of the bloodiest in the world.
Mercenaries from Arab countries fighting there, and hundreds of militants from Western countries and even Russia, are an issue of our deep concern. Might they not return to our countries with experience acquired in Syria? After all, after fighting in Libya, extremists moved on to Mali. This threatens us all.
From the outset, Russia has advocated peaceful dialogue enabling Syrians to develop a compromise plan for their own future. We are not protecting the Syrian government, but international law. We need to use the United Nations Security Council and believe that preserving law and order in today’s complex and turbulent world is one of the few ways to keep international relations from sliding into chaos. The law is still the law, and we must follow it whether we like it or not. Under current international law, force is permitted only in self-defense or by the decision of the Security Council. Anything else is unacceptable under the United Nations Charter and would constitute an act of aggression.
No one doubts that poison gas was used in Syria. But there is every reason to believe it was used not by the Syrian Army, but by opposition forces, to provoke intervention by their powerful foreign patrons, who would be siding with the fundamentalists. Reports that militants are preparing another attack — this time against Israel — cannot be ignored.
It is alarming that military intervention in internal conflicts in foreign countries has become commonplace for the United States. Is it in America’s long-term interest? I doubt it. Millions around the world increasingly see America not as a model of democracy but as relying solely on brute force, cobbling coalitions together under the slogan “you’re either with us or against us.”
But force has proved ineffective and pointless. Afghanistan is reeling, and no one can say what will happen after international forces withdraw. Libya is divided into tribes and clans. In Iraq the civil war continues, with dozens killed each day. In the United States, many draw an analogy between Iraq and Syria, and ask why their government would want to repeat recent mistakes.
No matter how targeted the strikes or how sophisticated the weapons, civilian casualties are inevitable, including the elderly and children, whom the strikes are meant to protect.
The world reacts by asking: if you cannot count on international law, then you must find other ways to ensure your security. Thus a growing number of countries seek to acquire weapons of mass destruction. This is logical: if you have the bomb, no one will touch you. We are left with talk of the need to strengthen nonproliferation, when in reality this is being eroded.
We must stop using the language of force and return to the path of civilized diplomatic and political settlement.
A new opportunity to avoid military action has emerged in the past few days. The United States, Russia and all members of the international community must take advantage of the Syrian government’s willingness to place its chemical arsenal under international control for subsequent destruction. Judging by the statements of President Obama, the United States sees this as an alternative to military action.
I welcome the president’s interest in continuing the dialogue with Russia on Syria. We must work together to keep this hope alive, as we agreed to at the Group of 8 meeting in Lough Erne in Northern Ireland in June, and steer the discussion back toward negotiations.
If we can avoid force against Syria, this will improve the atmosphere in international affairs and strengthen mutual trust. It will be our shared success and open the door to cooperation on other critical issues.
My working and personal relationship with President Obama is marked by growing trust. I appreciate this. I carefully studied his address to the nation on Tuesday. And I would rather disagree with a case he made on American exceptionalism, stating that the United States’ policy is “what makes America different. It’s what makes us exceptional.” It is extremely dangerous to encourage people to see themselves as exceptional, whatever the motivation. There are big countries and small countries, rich and poor, those with long democratic traditions and those still finding their way to democracy. Their policies differ, too. We are all different, but when we ask for the Lord’s blessings, we must not forget that God created us equal.
Vladimir V. Putin is the president of Russia.

Сирийская альтернатива

Статья Владимира Путина, опубликованная в американской газете «Нью-Йорк таймс».
Ситуация, складывающаяся сегодня в мире, в частности обстановка в Сирии и вокруг неё, побудила меня обратиться напрямую к американским гражданам и политическим деятелям. Считаю это важным в условиях, когда ощущается дефицит контактов и общения между российским и американским обществами.
Хотел бы напомнить, что отношения между нашими странами в своём развитии прошли разные этапы. Мы противостояли друг другу в годы «холодной войны». Но мы были и союзниками, вместе разгромили нацизм во Второй мировой войне. И именно по итогам той войны, с целью предотвратить повторение масштабной трагедии, была создана универсальная международная организация – ООН.
Отцы-основатели ООН понимали, что судьбоносные решения по вопросам войны и мира должны приниматься только консенсусом, и по настоянию США закрепили в Уставе ООН право вето для постоянных членов Совета Безопасности. В этом заложен глубокий смысл, обеспечивающий на протяжении многих десятилетий более или менее устойчивое развитие международных отношений.
Никто не хочет, чтобы ООН повторила судьбу Лиги Наций, которая развалилась из-за отсутствия реальных рычагов воздействия на международную ситуацию. А такое возможно, если влиятельные страны будут предпринимать силовые акции в обход ООН, без санкции её Совета Безопасности.
Хотел бы отметить, что планируемый удар Соединённых Штатов по Сирии, невзирая на серьёзную и острую оппозицию множества стран, крупных политических и религиозных деятелей, включая Папу Римского, может привести лишь к новым невинным жертвам, к эскалации конфликта, выхлестнув его далеко за пределы Сирии. Неизбежны расширение насилия и новая волна терроризма. Ракетно-бомбовый удар может подорвать многосторонние усилия, направленные на решение иранской ядерной проблемы и урегулирование арабо-израильского конфликта, привести к дальнейшей дестабилизации всей обстановки на Ближнем Востоке и в Северной Африке. Это чревато полной разбалансировкой системы международного права и миропорядка.
Нужно понимать, что в Сирии сегодня речь идёт не о борьбе за утверждение демократии, а о вооружённом противостоянии правительства и оппозиции в многоконфессиональной стране. Поборников демократии там не так много. А вот экстремистов всех мастей и алькаидовцев на стороне оппозиции хватает. Кстати, Госдепартамент США сам признал террористическими воюющие в лагере оппозиционеров организации «Джабхат Ан-Нусра» и «Исламское государство Ирака и Леванта». Внутренняя конфронтация, которую с самого начала подогревали поставки оружия извне оппозиционерам, вылилась в один из кровопролитнейших конфликтов в мире.
Не может не беспокоить, что в Сирии воюют не только наёмники из арабских стран, но и сотни боевиков изряда западных государств и даже России. Кто может гарантировать, что эти бандиты, набравшись опыта, не окажутся потом в наших странах, как это имело место в Мали после ливийских событий? Это реальная угроза для всех нас. Ужасная трагедия в ходе Бостонского марафона лишний раз подтверждает это.
Россия с самого начала последовательно проводит линию на поддержку мирного диалога с целью выработки самими сирийцами компромиссной модели будущего развития страны. Причём мы защищаем не сирийское правительство, а нормы международного права. Постоянно доказываем необходимость полного задействования возможностей Совета Безопасности ООН. Исходили и исходим из того, что в современном сложном и турбулентном мире сохранение правопорядка – один из немногих рычагов, способных удержать международные отношения от сползания к хаосу. Закон остаётся законом. Его исполнение обязательно всегда – независимо от того, нравится это кому-то или нет. Действующее международное право позволяет использовать силу только в двух случаях – либо при самообороне, либо по решению Совета Безопасности. Всё остальное по Уставу ООН недопустимо и квалифицируется как агрессия.
Никто не ставит под сомнение факт использования в Сирии химических отравляющих веществ. Однако есть все основания полагать, что это сделала не сирийская армия, а силы оппозиции. Цель – спровоцировать вмешательство их могущественных покровителей из-за рубежа, которые в таком случае выступили бы по сути на стороне фундаменталистов. В этом контексте обращают на себя внимание сообщения о том, что боевики готовят новую химическую атаку – на этот раз на Израиль.
Настораживает, что попытки силового вмешательства в различные внутренние конфликты становятся для США обычным делом. Возникает вопрос: отвечает ли это долгосрочным интересам самих Соединённых Штатов? Сомневаюсь. Ведь в сознании миллионов людей на планете Америка всё чаще воспринимается не как образец демократии, а как игрок, который делает ставку исключительно на грубую силу, сколачивая под конкретную ситуацию коалиции с лозунгом «кто не с нами – тот против нас».
Применение силы показало свою неэффективность и бессмысленность. Афганистан лихорадит, и никто не может сказать, что будет там после вывода международных сил. Ливия разделена на зоны влияния племён и кланов. В Ираке продолжается гражданская война, и каждый день гибнут десятки людей. В самих США многие проводят прямую аналогию между Ираком и Сирией и в этой связи спрашивают: зачем повторять недавние ошибки?
Имевшие место силовые акции подтверждают также то, что какими бы точечными ни были удары с использованием самого современного оружия, жертвы среди гражданского населения неизбежны. Причём страдают в первую очередь старики и дети, жизни которых как раз и пытаются якобы защищать с помощью этих ударов.
Подобные силовые действия вызывают закономерную реакцию в мире – если нельзя полагаться на международное право, то надо искать другие варианты гарантированного обеспечения собственной безопасности. И вот всё большее число стран стремится обзавестись оружием массового уничтожения, срабатывает простая логика: «если у тебя бомба, тебя не тронут». Получается, что на словах говорится о необходимости укрепления режима нераспространения, а на деле – происходит его размывание.
Нужно прекратить использовать язык силы, вернуться на путь цивилизованного политико-дипломатического урегулирования конфликтов.
Новые возможности обойтись без военной акции в Сирии появились в последние дни. США, Россия, все члены международного сообщества обязаны воспользоваться проявленной сирийским правительством готовностью пойти на установление международного контроля над своим химическим арсеналом и в последующем уничтожить его. Судя по заявлениям Президента Барака Обамы, Соединённые Штаты увидели в этом определённую альтернативу, позволяющую воздержаться от удара.
Приветствую настрой американского лидера на продолжение диалога с Россией по сирийскому вопросу. Мы давно призывали к совместной работе. Сейчас крайне важно объединёнными усилиями не дать погаснуть этому проблеску надежды, как мы договаривались на саммите «большой восьмёрки» в Лох-Эрне, перевести ситуацию в переговорное русло.
Если мы избежим силовой акции против Сирии, то кардинально изменим атмосферу в международных делах в целом, укрепим взаимное доверие. Это будет наш совместный успех, который откроет перспективу для сотрудничества по другим важнейшим проблемам современности.
В заключение хотел бы отметить следующее. С Президентом США Бараком Обамой у нас складываются всё более доверительные деловые и личные отношения. Я дорожу этим. Внимательно ознакомился с его обращением к нации от 10 сентября. И позволю себе пополемизировать по вопросу, который считаю абсолютно ключевым и фундаментальным.
Президент США предпринял в своей речи попытку обосновать исключительность американской нации. Проводимая США политика, по словам Президента США, «отличает Америку от других». «Вот что делает нас исключительными», – прямо заявил он. Считаю очень опасным закладывать в головы людей идею об их исключительности, чем бы это ни мотивировалось. Есть государства большие и малые, богатые и бедные, с давними демократическими традициями и которые только ищут свой путь к демократии. И они проводят, конечно, разную политику. Мы разные, но когда мы просим Господа благословить нас, мы не должны забывать, что Бог создал нас равными.



Vive le plan ! Résister au noyautage des militants de la loi d’Allah et à la tentation de la Terreur révolutionnaire.

 Государственный комитет по планированию


Résister au noyautage des militants de la loi d’Allah et à la tentation de la Terreur révolutionnaire.

La résistance à  l’emprise de la loi d’Allah en France fait face à deux obstacles internes, à deux tentatives et tentations.

La première est le noyautage des mouvements de l’intérieur par les militants musulmans, la deuxième est la tentation de la Révolution, avec sa Terreur nihiliste. Les deux ouvrent des boulevards à la prise de pouvoir islamique irréversible, ou quasi.

Les mouvements qui apparaissent comme pouvant résister à la progression de la loi islamique sont immédiatement pris d’assaut par les militants de l’islam, afin de les anéantir de l’intérieur, exactement comme Hitler l’a fait des Eglises. 

Les mouvements nationalistes ou patriotiques non néo-nazis, se laissent pour certains berner, soit  par la haine des juifs qui leur fait par « contraste » penser avoir pour « amis » les ennemis supposés de leurs ennemis, c’est-à-dire les musulmans, soit comme bien d’autres, juste par la crainte de l’ « islamophobie raciste » ou juste par la crainte de donner une mauvaise image. Pour les néo-nazis, la question est plus simple : ils ont la même vision antisémite et dictatoriale que les militants musulmans et sont alliés naturels …

Les mouvements chrétiens ou familialistes traditionnels sont pour certains trompés par le discours en apparence traditionnel et familialiste des musulmans.




A ces mouvements je vais résumer de façon abrupte et crue l’opposition entre christianisme et islam quant à la famille, aux femmes et aux enfants :

Dans le christianisme, le principe est la chasteté et le mariage un sacrement et la monogamie absolue, le devoir conjugal est de « se donner » mutuellement, mais la sanction au pire est l’annulation du mariage, il n’y a pas d’ « obligation de faire », pas d’autorisation du viol.  L’enfant nait «  désiré » par principe et d’un homme et d’une femme qui vivent ensemble et font tout pour s’aimer et ne doivent pas divorcer.  Quant à la pédophilie, Jesus explique qu’il vaut mieux s’arracher un œil que de « scandaliser un petit ». L’avortement est vu par l’Eglise comme crime dès la conception.

Dans l’islam,  - on est prié de lire après avoir achevé sa digestion – la femme doit accepter les relations sexuelles quand son mari le veut, si elle désobéit il a droit de l’attacher au lit et de la battre. Le mari a le droit de lui imposer la levrette. Il a le droit a quatre épouses et un nombre illimité d’esclaves. Il a le droit de la répudier. Le fantasme sexuel autour du paradis aux 72 vierges et éphèbes,  n’est pas réprouvé au nom de la chasteté mais encouragé comme stimulant pour le jihad. L’enfant nait d’une femme qui elle n’a droit qu’au quart de plaisir sexuel de son mari ou moins. Si le père répudie la mère, il garde de l’enfant …Mahomet, vieux libidineux de 50 ans se tape un bout de chou de 9 ans  et cet âge est donc le modèle d'âge minimum pour le mariage, et Mahomet recommande de ne pas trop couper lors de l’excision, c’est-à-dire de couper quand même.  La femme choséfiée, putifiée au service de la lubricité masculine, humiliée, ce que les chrétiens appellent « chair » est au centre du contrat d’achat d’usage du vagin des femmes qu’est le « mariage », les enfants propriétés, avec permission de les avorter dans les premiers temps.

Le seul point commun entre christianisme et islam est une vision hiérarchique entre homme et femme résultant de la lecture de Saint Paul,  qui depuis un certain temps maintenant a été remise en cause par le Vatican lui-même.

Aux nationalistes qui pensent que parler du danger de l’idéologie islamique serait une invention de juifs pour diviser les « goys » et prendre le pouvoir, un « complot sioniste », je répondrais que ce qui divise ce n’est pas la dénonciation de l’islam, mais c’est l’islam, déclaration de guerre de Mahomet à l’humanité tout entière, Mahomet, représenté à juste titre comme fendu en deux dans l’Enfer de Dante. 
Quant aux juifs médiatisés que ce genre de nationalistes nomment toujours comme « preuves » que ce sont « les juifs » qui tiendraient le pouvoir et l’utiliseraient pour diviser le brave peuple, je leur ferais remarquer qu’il s’agit d’individus juifs, qui défendent leurs intérêts particuliers  et qui défendent tous l’islam en interdisant toute critique autre que celle d’un « islamisme » : la division dont ils peuvent profiter est justement celle induite par l’islam.

Passons au deuxième obstacle qui est celui de la tentation d’un mouvement « revanchard ». 
On entend des appels à quelque justice révolutionnaire contre les traitres et profiteurs, on voit des caricatures de traitres ou profiteurs, on décerne des anti-prix, piloris médiatiques ou bien simplement on rève d’un grand remplacement à rebours qui virerait cette « clique » et éventuellement les musulmans avec.  
Ce ménage, même avec l’armée, risque sans projet cohérent de mener à la guerre civile et donc d’être juste d’être celui qui ruinera le pays et fera toute la place aux militants de l’islam … permettant justement de mener à terme la politique d’infiltration dans les milieux « résistants » à « la mondialisation » ou « la dénaturation de la famille » ...

Sans projet on va dans le mur, et sans projet et avec la « rage », on va dans le mur et dans le bain de sang. La  réaction de colère face aux violences que nous subissons aujourd’hui est une réaction normale, mais se complaire dans ce mauvais sentiment en se réjouissant d’avance de revanches et guillotines, et en entamant les réjouissances par des caricatures ou mises au pilori humiliantes, est immoral, bas et dangereux.

La vengeance ou l’humiliation d’autrui n’ont jamais rien résolu. Ces méthodes nous placent au même niveau que le coran. Chercher des coupables ou chercher à punir est toujours une perte sèche de temps.

Il nous faut inventer un « new deal », un nouveau contrat avec les autres nations, c’est un chantier énorme, et c’est un chantier préalable ou au mieux concomitant au chantier de désislamisation de la France. Nous ne pourrons évacuer les traces de la loi d’Allah d’ici, qu’en ayant choisi définitivement les principes opposés, donc excluant l’esprit revanchard ou punitif, et en ayant un projet économique et écologique crédible à proposer comme plan aux Nations.

Un « plan d’aménagement du territoire » à l’échelle mondiale, dans lequel chaque pays s’insérerait. Un plan qui tablerait essentiellement sur les ressources locales de chaque pays, un plan qui ne supposerait pas des déplacements massifs de population d’un coin de la planète à l’autre, un plan qui serait celui d’une économie pour la vie humaine, pour les humains, et non pas de l’asservissement des humains à l’économie.

La réflexion sur le rôle économique des femmes et des enfants est capitale dans un tel plan, mais sa base n’est plus à inventer :  cette base est que la femme, l’enfant ne sont pas un objet. Par conséquent l’économie doit être organisée en tenant compte à la fois de la différence des corps et de leur différentes aptitudes et besoins, et en interdisant toute utilisation du corps d’autrui pour ses propres caprices, toute atteinte à l’intégrité physique d’autrui. Les études « féministes » ( et non « de genre ») sont capitales dans cette optique, à condition qu’elles ne se perdent pas dans des débats ésotériques sur le sexe du genre…

La base de tout redressement est un service public de la Recherche Scientifique, financé par l’Etat, des chercheurs indépendants des firmes, capables de répondre en toute indépendance aux questionnements des pouvoirs législatifs et exécutifs sur les questions de santé, d’agronomie, d’industrie, d’écologie, et militaires ou stratégiques, des chercheurs ayant les moyens de réaliser sans retards leurs recherches sur tous les projets permettant une protection de la santé et de l’écologie.

Tant que nous n’aurons pas construit ce projet, les hargnes et la recherche des coupables continueront, pendant que les plus malins, sans mauvaise intention particulière (contrairement à ce que s’imaginent les complotistes emprisonnés dans leur vice de recherche de « coupables ») mais juste par négligence, continueront à tirer les marrons du feu en détruisant l’économie et la planête, et  l’islam continuera à tenter ambitieux, sadiques ou autres désemparés.

Ce ne sont pas les musulmans qui ont construit une économie basée sur le pétrole : c’est nous-mêmes. Ce ne sont pas les musulmans qui nous ont mis dans la tête qu’il serait normal de compter sur le malheur des pays musulmans pour profiter d’une main d’œuvre moins cher pour nos vieux jours, c’est nous mêmes, la cupidité des occidentaux eux-mêmes, nous-mêmes, qui en plus ont le culot d’accuser « les juifs » de leur avoir fourni un bon prétexte avec leur parano légitime du retour d’idéologies racistes. 

Aucun musulman n’est venu en Europe par une invasion, c’est-à-dire les armes à la main, et la majorité d’entre eux se conforme à la loi. Par conséquent si nous avons aujourd’hui en Europe des problèmes liés à l’islam, c’est uniquement parce que nous l’avons décidé, et si nous devons désislamiser l’Europe au sens de refouler le pouvoir de la loi islamique, nous devons maintenant le faire en prenant en même temps soin de ne pas nuire aux droits fondamentaux des musulmans qui vivent ici. De même, si les français d’origine, dont les ancêtres sont nés en France, voulaient recouvrer leur droit de propriété sur leur terre et refouler les originaires d’Afrique, ils ne pourraient le  faire qu’en respectant pour résumer les lois de l’expropriation d’un droit d’usage ancien maintenant pour beaucoup d’immigrés. De surcroit, la France devrait renoncer à des comportements néo-colonisateurs, qui représentent une exploitation ou une destruction des ressources de ces pays, comme d’autres pays en développement, et qui sont une des causes de l’immigration.

Quand nous aurons inventé un projet excluant le néo-colonialisme, nous pourrons sans complexe appliquer la désislamisation complète, c’est-à-dire interdire toute manifestation publique de culte musulman, tout enseignement non contradictoire ou critique de l’islam, raser les mosquées, interdire les tenues islamiques, interdire l’abattage islamique, et si les français d’origine le veulent, éventuellement récupérer leur propriété entière sur leur sol.

Mais tant que ce projet n’existe pas, tant que d’une façon ou d’une autre, nous poussons des musulmans à vivre ou rester ici, tant que d’une façon ou d’une autre, nous soutenons des tendances les plus radicales dans les pays sous loi islamique eux-mêmes et donc contribuons à les laisser dans leur misère morale et économique,  il est incohérent et largement impraticable, largement injuste même de leur demander en même temps de ne pas être musulmans ou de retourner dans ces pays …

elisseievna



Contraception et fabrication de bébés et " éducation sexuelle"



L'avortement plus que la contraception : une politique d'état ? http://www.franceculture.fr/player/reecouter?play=4576791
Parler de sexualité à nos adolescents, par Frydman, Nisand, Vernant

Personnnellement, je crois que le temps qu'il faut pour réfléchir sur soi et les autres et trouver la personne que l'on aime amène à l'âge le meilleur physiquement pour avoir des enfants - je ne vois pas vraiment le péril en la demeure
L'"éducation sexuelle" : les parents ne valent pas mieux que les enseignants : qui achète la porno : des parents ... proposer des livres : quand je vois les livres pour enfants y compris contre les "abus", moi adulte j'ai une baisse de tension soudaine, l
es livres de médecine ? connaissent même pas l'anatomie féminine ...

Ce que je souhaite souligner dans cette emission c'est la "politique d'état" de l'ivg mise en cause par les trois :
Dinah Servant l'explique plus clairement dans ce texte : http://www.rue89.com/2013/02/01/quand-une-politique-de-la-contraception-et-non-de-livg-239127
" à quand une politique de la contraception et non de l'ivg"

mais il est clair que le présupposé est qu'en aucun cas il n''est envisagé une autre hypothèse qu'une activité des jeunes disons procréative tout en n'ayant pas du tout ce but, d'ou forcement un certain nombre d'avortements ...
cela me parait une toute autre perspective que celle des defenseuses du droit à l'avortement qui y voyaient un acte grave ou meme que celle du Pr Nisand lui-meme quand il dit que le seul bon avortement est celui qui est évité -
mais avec le présupposé de l'activisme précoce et tout azimuts que l'on ne doit pas contester, dont on ne doit pas expliquer les risques, les "accidents de contraception" graves parce que hors relation entre personnes pouvant élever un enfant, sont inévitables, "normaux", la prise de ce risque est la norme,

ce qui est impressionnant dans ce débat, c'est de voir clairement un dogme athé, mais tout aussi sacré disant : le plaisir est plus sacré que la vie débutante, interdit de se poser la question du rapport entre plaisir et mort, sous peine d'être accusé de bafouer les "droits des femmes" : des femmes vraiment ?

c'est un déplacement important par rapport à la perspective de la prise en compte de la femme et de son droit à disposer de son corps : le souci de la femme, de ses blessures en general conduit à se poser des questions sur ses blessures affectives,
au départ l'avortement était considéré comme grave, nombre de militantes le disent, donc l'avortement était envisagé comme une blessure affective "potentielle" au moins pour certaines femmes,
finalement, la préoccupation de la femme disparait, le sacré est le plaisir, rien d'autre, ni la femme ni la vie de l'enfant, il faut des "putes" dans la société dont les enfants ne sont que des déchets, des putes qui n'ont pas droit au sentiments ni pour leur corps ni pour celui qu'il porte, à part celui d'"aimer cela", il faut consommer etc

"toujours plus" , principe de précaution : zappé