L'etat decore une delatrice

http://elisseievnatome2.blogspot.fr/2016/02/blog-post.html





Aujourd'hui, le ministère de la Culture remet une décoration à une fille qui n'est rien d'autre qu'une délatrice se vantant de sa délation, comme si c'était un modèle à suivre ... :  Caroline Fourest :  voir http://www.culturecommunication.gouv.fr/Ministere/L-agenda-de-la-ministre.
Il est bien certain que cette remise de décoration, pour une fille n'ayant en tout et pour tout  que quelques ouvrages plus que contestés et pour certains déjà condamnés par la justice ("les sponsors du FN », déjà des listes de noms, et la biographie de Marine le Pen), conforte les propos recueillis en "off" par un journaliste de la revue Charles, sur la peur qu'inspire cette fille en raison de son relationnel. Quand on a ce genre d'appui, on peut tout se permettre n'est ce pas ?
Caroline Fourest balance publiquement le nom d’un homme qui la critique,  et se vante publiquement de ce fait, à la lire : de  ce "haut fait" à placer à son actif d'investigatrice : comment qualifier cet acte en réalité : il s’agit bien d’une dénonciation intéressée ( intéressée à l'évidence puisque c'est dans une réponse à une critique de cet homme, juif, donc "quelque part" plus légitime - ou pouvant être perçu comme plus légitime par le public -qu'elle pour parler de risque de génocide pour les juifs ou d'autres menaces contre les juifs dans telle ou telle politique, qu'elle commet sa dénonciation, l'intérêt pour elle est bien évidemment de le dissuader de continuer sa critique, même si elle présente sa dénonciation comme la révélation d'une situation politique qui serait selon ses dires et sa présentation extrêmiste)  c’est-à-dire d’une délation, doublée d’une apologie de la délation, et elle en est fière...
Voilà ce que cette fille qui se présente sur son blog par son oeil, tel l'oeil de la conscience du célèbre poême de Victor Hugo, présente  à ses fans  éblouis par sa condition de jeune lesbienne féministe et son action anti-intégriste, et soit disant féministe ( quand on signe pour la GPA comme elle le fait "pour ne pas priver ses copains gays de droit", on n'est plus qu'une féministe secondaire, c'est à dire plaçant les intérêts ou prétendus intérêts des hommes avant la défense des femmes, avec le genre de raisonnement que ces femmes qui envoient leurs hommes "aux putes" parce que ces messieurs auraient des "besoins" - merci pour la mysandrie, pour la description avilissante de la gens masculine, de tels raisonnements d'ailleurs ..), comme modèle d'action à suivre ( le "bien" selon Caroline) : une des plus répugnantes actions qui soit, dont elle tente de faire oublier l'ignominie en dépeignant sa victime sous les traits les plus noirs, alors même que cet homme était venu aider Fiammetta quelques années auparavant  ...



Les larmes de crocodile de Caroline Fourest sur les juifs

Je vois dans une émission récente Caroline Fourest  parler d’une enfant juive tuée à bout portant, et aussi se donner le ridicule de parler de 6 millions de juifs tués en France  (http://ripostelaique.com/caroline-fourest-accuse-la-france-davoir-extermine-6-millions-de-juifs.html), or …

Caroline Fourest et Fiammetta Venner ont elle-mêmes, sciemment, cyniquement révélé sur internet le nom de deux juifs qui écrivaient sous pseudonyme pour critiquer la religion islamique ou l’ « islamisme », ce qui revient à désigner,  à stigmatiser (dans le sens réel de ce mot qui est de désigner par un stigmate des personnes à éliminer de la société), deux juifs comme ennemi de l’islam (double stigmate selon le fiqh), et à faire d’eux et de leurs enfants, des cibles vivantes pour les exécuteurs jihadistes.  
Fiammetta Venner est revenue sur sa délation uniquement après des poursuites judiciaires, des dommages ayant déjà eu lieu, mais il faut lui reconnaitre d'être revenue en arrière, et il vaut toujours mieux tard que jamais, mais que ne dit-elle à sa "complice en tout" Caroline Fourest de faire de même ?!

Caroline Fourest et Fiammetta Venner savent très bien les risques qu’elles leur font encourir, non seulement parce que tout le monde sait que Salman Rushdie ou Robert Redeker ou Theo Van Gogh et tant d’autres ont été menacé d’être assassinés ou  assassinés pour de tels propos par des musulmans, ( et nombreux doivent sous protection permanente désormais),  mais parce qu’elles se prétendent « spécialistes » de ces « intégristes », de ces jihadistes. 

Elles savent très bien depuis qu’elles sont allées à Durban et au vu des passages de leur livre Tir Croisé et de Prochoix le montre, la haine monstrueuse  de certains musulmans contre les juifs, leur volonté de tuer tous les juifs et de finir le travail de Hitler, et elles savent très bien qu’il n’est même pas besoin de prononcer de fatwa.

Caroline Fourest et Fiammetta Venner savent très bien la torture morale, je dis bien la torture morale, qu’elles infligent à ces deux juifs, descendants de juifs pourchassés en France pendant la seconde guerre, des juifs qui n’ont survécu que parce qu’ils ont portés des faux noms, et parce qu’ils n’ont pas été dénoncés, mais protégés par des français (souvent très simples paysans qui les faisaient passer pour leur propre famille … au péril de leur propre famille, et à qui on ne dira jamais assez merci), ces descendants de juifs pourchassés dont Nathalie Zajdé explique très bien comment les peurs de leurs parents leur sont d’une certaine façon transmises, et les hantent eux aussi. 

 En 1993, Nathalie Zajde a écrit son livre « Enfants de survivants : La transmission du traumatisme chez les enfants de Juifs survivants de l'extermination nazie », elle y relate des témoignages comme celui-ci : " Je fais de terribles cauchemars et j'aimerais savoir si d'autres enfants de survivants en font comme les miens. Je me dis que c'est fou de n'avoir jamais vécu la guerre et de faire des rêves aussi précis. " et se demande : « pourquoi, dans les familles juives, les enfants des rescapés de l'extermination nazie font-ils les mêmes rêves que leurs parents alors que ceux-ci ont gardé le silence sur le traumatisme qu'ils ont vécu ? ».

 Alors quand je vois l’air qui se veut préoccupé de Caroline lors de cette interview, j’ai envie de vomir, mais de vomir ….

Oui elles savent tout cela très bien mais elles s’en foutent, elles qui font mine de poser en ennemis des méchants, en braves petites soldates contre l’antisémitisme, Caroline qui se targue  d’être allée à 17 ans au camp de Strutthoff,  sait très bien  qu’elle effare, en révélant leur nom de famille,  des juifs qui n’ont pas appris à 17 ans qu’il y avait des camps, mais qui l’ont appris à 5ans, 6 ans, et par la peur de leurs parents peut être encore plus tôt … 

Bientôt le « Vérus Israel » elle va nous dire que c’est elle, contre ces salopards de « juifs » qui s’alarment de l’islam, qui ont le front de se demander, alors que Caroline leur martèle que l’islam n’est pas l’islamisme, si des fois par hasard il n’y aurait pas un lien entre les textes de l’islam et ces enfants juifs tués de sang-froid à bout portant, à la lame ou au fusil, ces juifs qu’elle caricature, pour mieux justifier sa révélation,  en juifs « d’extreme-droite » pour l’un , en malade mental enragé pour l’autre.

Ha oui, elle aimerait bien Caroline, qui s’ennuyait dans sa province et sauta de joie, dit-elle dans cette interview où elle parle de sa visite au Strutthoff, en arrivant à Paris, à l’idée des « joutes intellectuelles », pouvoir se targuer aussi d’une ascendance de juifs persécutés, elle qui dit que son mot préféré est « combat ». On croirait entendre Mme Bovary. Mais Caroline :  les juifs, eux,  ont HORREUR des combats, tout ce dont ils ont peur c’est que les combats reviennent parce que c’est presque toujours contre eux en premier,  tout ce dont rêvent les juifs c’est qu’il y ait au moins une génération d’entre nous, une génération de toutes les générations des juifs qui ont exposés leur vie en restant juifs au nom de l’alliance, une génération qui échappe au combat ; les juifs rêvent de mener enfin une vie « de province » paisible, tranquille, et pour autant passionnante quand on aime la vie, et pour ceux qui sont croyants quand on aime la création.

Caroline et Fiammetta se posent en  alliés des juifs, Caroline se fait inviter récemment en Israel pour y expliquer la défaite des antisémites en France ...  mais voilà ce qu’elles leur font, concrètement, matériellement, physiquement aux juifs, à deux juifs.

Pour être plus précise, pour l’un des juifs, Caroline et Fiammetta n’ont pas retiré le nom, et pour l’autre juif, elles ne l’ont retiré qu’à la suite de poursuites judiciaires.  Et je leur demande à nouveau de cesser cette infamie, immédiatement !

Pourquoi Caroline et Fiammetta font elles cela ? Simplement, parce que ces deux personnes juives se sont permises, soit pour l’un de critiquer les textes de Caroline, soit pour l’autre de critiquer ses idées (reprises par d’autres) sans même la nommer !

Il faut faire taire la critique,  Caroline et Fiam peuvent pour cela mettre en danger, de mort, parce que lever la barrière du nom de plume c’est faciliter le travail des exécuteurs jihadistes, Caroline peut pour cela terroriser les juifs qui ont critiqué soit ses textes soit les idées qu’elle soutient, alors elle le fait, sans l’ombre d’un examen de conscience.

Ce que Caroline et Fiametta savent aussi très bien, et dont elles jouent cyniquement, c’est que les juifs qu’elles mettent ainsi en danger ne peuvent pas se défendre efficacement, contre l’essentiel de leurs atteintes, sans risquer d’étendre le mal, car on ne peut pas se défendre contre des révélations dangereuses (ou toute autre révélation portant atteintes à la vie privé) sans étendre le mal.  Cela aussi c’est la torture morale, être exposé, ne rien pouvoir faire en fait, mais se demander quand même qu’est-ce que l’on peut faire, appeler à l’aide la justice, mais la justice ne peut rien de très efficace ou risquer d’empirer le mal,  se voir reprocher de ne pas recourir à la justice par des gens qui ne mesurent pas les limites du pouvoir de la justice … et elles le savent, et elles en jouent aussi.

Elles savent très bien combien se défendre avec l’aide la justice est difficile, parce que les juges n’ont pas les moyens, pas le temps, d’enquêter, de se documenter assez ni sur les personnes, ni sur les sujets politiques, et qu’il est facile, quand on a l’audience qu’elles ont aujourd’hui,  de tromper les magistrats en répandant quelques écrits habilement tournés, juste sur la limite discutée et discutable de la diffamation ou de l’omission mensongère, qui font passer leurs victimes pour coupables, pour gens méprisables, ou même, pourquoi pas, et allons y d’une couche de plus, pour ennemis des juges.

 « Si vous dites vrai, alors qu’on les poursuive pour mise en danger d’autrui », comme vient de le faire Christine Boutin qui reproche à un journal de caricature français de publier des caricatures qui vont mettre en danger la vie des chrétiens d’orient. Mais ce n’est pas possible, car oui,  le délit de mise en danger d’autrui existe, mais  uniquement dans les cas où cette mise en danger résulte du non- respect d’une réglementation de normes de sécurité : le législateur n’a pas pensé que quelqu’un serait assez malfaisant pour mettre autrui en danger en révélant son nom, alors que cette révélation peut l’exposer à des assassins ( !), ça, le législateur français ne l’a pas imaginé … Mais Caroline et Fiam n’ont pas hésité à le faire.

Non seulement elles n’ont pas hésité, mais Caroline a même confirmé publiquement qu’elle le faisait, que c’était utile pour « situer » un des juifs : comme si pour situer quelqu’un politiquement, c’est-à-dire pour indiquer ses idées politiques, il était nécessaire de révéler son état civil … mais c’est se moquer du monde !  Elles arguent aussi qu’elles ont révélé les noms de gens qui se tapiraient sous le net pour balancer « leur rage » à l’abri de poursuites judiciaires, alors que c’est faux car ces deux juifs sont très faciles à retrouver par la police et si vraiment ces personnes méritaient d’être poursuivies, elles pouvaient très bien faire état de leurs informations à la police  ou au Parquet pour l’aider à les retrouver… mais à la police seulement – la police qui, elle, s’efforce  consciencieusement de protéger les personnes, et non de les mettre en danger.

Ce que nombre de magistrats peuvent croire, eux qui n’ont pour la plupart, matériellement  le temps que de lire la grande presse ou quelques ouvrages médiatisés comme ceux de Caroline, et absolument pas le temps de lire des ouvrages de vrais érudits sur ces sujets, et ce que l’on m’objecte souvent, c’est que la raison de la haine que certains musulmans ont pour des juifs c’est Israel, que les seuls juifs visés par des musulmans seraient des sionistes ou des juifs racistes anti-arabe ou anti-musulmans, ou que ce serait l’effet du conflit isralo-arabe transposé ici : tout cela est faux.

Si les juifs sont en danger face aux musulmans connaissant les textes de l’islam et voulant les suivre littéralement, c’est parce que les textes coraniques racontent  la guerre  et les assassinats que Mahomet mena contre les juifs d’Arabie, et s’il mena cette guerre sans merci contre eux, jusqu’à rendre l’Arabie « Judenrein », c’est d’une part parce qu’ils étaient à la fois faibles et donc un butin facile pour ses razzias, et parce qu’ils avaient la Bible et pouvaient décrédibiliser ses prophéties à lui, alors que face aux chrétiens, notamment au Negus, bien plus puissant, il est plus diplomate.

Ce ne sont ni les amis juifs de Caroline, ni les antisémites ou autres critiques  qui nous accusent d’ « antiracisme/immigrationnisme »  qui me démentiront quand je dis qu’en France, les juifs se sont retrouvés nombreux, majoritaires, acharnés contre le racisme anti-arabe, défendant les droits humains de nombreux musulmans, de Bosnie, de Tchéchénie et d’ailleurs. Ma pomme s’est retrouvée aux côté des femmes bosniaques, comme serbes et croates et tsiganes, pendant la guerre d’ex-Yougoslavie, toutes féministes contre les viols et contre le voile imposé par les « secours islamiques » qui tenaient certains camps de réfugiés ; ma pomme s’est aussi retrouvée parmi les jeûneurs contre le siège de Sarajevo, sans l’ombre d’une hésitation à cause de la considération de ce qui se passait à l’époque en Israel, où l’on espérait aussi l’arrivée de la paix …

En fait, si l’on regarde leurs publications depuis les débuts de leur activité militante, Caroline et Fiammetta semblent bien souffrir d’un tropisme de l’affichage des noms et de la stigmatisation : leur premier ouvrages sur les Sponsors du FN est une liste de noms, en y incluant « ceux qui prennent des encarts publicitaires dans ses journaux », or avec cette méthode, il n’est pas évident que certains des simples commerçants mentionnés dans ce « guide » sous l’étiquette ignominieuse, pour beaucoup de gens, de soutien du FN, n’aient pas simplement pensé faire figurer une annonce dans une revue de policiers «  certains chefs d'entreprise ont fort bien pu ne pas lire la littérature pour le moins engagée de Police et sécurité. Certains n'y ont passé qu'une annonce. D'autres ont avoué à L'Express ne s'être aperçus du problème... qu'à la parution du Guide. » Casteret Anne-Marie, 26/03/1998, http://www.lexpress.fr/informations/drole-de-sponsoring_628378.html  . Visiblement, ce genre de questionnement scrupuleux n’a pas effleuré ou pas arrêté les auteures de Prochoix.

Ensuite elles ont milité contre les adversaires du PACS non seulement en publiant la liste de maires qui avaient pétitionné contre (http://www.prochoix.org/frameset/livre.antipacs.html  http://www.prochoix.org/mairesantipacs/liste/map.html) , mais en appelant à mener des actions contre ces maires et même leur commune : si ce n’est pas user de la stigmatisation, alors qu’est ce qui en est … Voici des passages du modèle de lettres qu’elles proposaient pour cette charmante action http://www.prochoix.org/mairesantipacs/courriers/lettrestypes.html http://www.prochoix.org/mairesantipacs/consignes.maires/consignes.html  : « Monsieur le Maire (ou madame la maire), À l'approche des échéances municipales, notre association est sollicitée par de nombreuses et nombreux électrices et électeurs qui s'interrogent sur l'identité des signataires de la pétition "anti-CUS" (version précédente du PACS) qui a circulé en avril 1998. Vous faites partie des maires à avoir soutenu cette pétition, dont le nom a été diffusé par le "Collectif des maires de France pour le mariage républicain" comme s’étant déclarés "soucieux de préserver la famille comme élément fondamental de toute société " et se sont opposés à "la mise en place d'un contrat de ce genre”. nous aimerions connaître, monsieur le maire, la position que vous observez vis-à-vis de cette législation et du comportement homophobe et lesbophobe de certains et certaines élu-e-s. Nous serions également soucieuses et soucieux de savoir si votre point de vue sur ce sujet a évolué et si vous signeriez aujourd'hui, à nouveau, cette pétition. Dans le cas contraire, que comptez-vous entreprendre pour les tous les citoyens de ce pays soient égaux en droit.Votre position ne manquera pas d'intéresser les électrices et électeurs qui nous demandent en nombre la position de leur candidat à la mairie. Nous mettrons bien entendu votre réponse sur internet. Durant la période estivale, elle permettra aux touristes de se faire une opinion sur l'esprit de la commune, dont vous êtes l'élu, qu'elles et ils souhaitent visiter et donc de choisir ou non de s'y rendre. En effet de nombreux lecteurs français et étrangers nous ont fait part de leur inquiétude à se rendre dans une commune ou le maire avait signé une telle pétition... » 

Je milite depuis que je suis féministe pour le respect de la vie privée des femmes, notamment par leur nom et leur appellation, pour le respect de l’égalité du droit à la non révélation de leur situation de famille ou du nom de leur conjoint quand elles ne le veulent pas. Je le fais non  seulement par féminisme,  mais par anti-totalitarisme, parce que j’estime que la vie privée est un obstacle au totalitarisme, un aspect fondamental du respect de l’intégrité des personnes. C’est pourquoi, je suis profondément dégoutée par l’ « outing » par exemple. C’est aussi pourquoi tout en défendant le mariage gay, je me pose une question que personne ne semble se poser : mais ce futur « fichier gay-lesbiennes » entre les mains de qui peut-il tomber ?
C’est une leçon que l’on n’a pas de mal à apprendre il est vrai quand on descend comme moi à la fois de juifs pourchassés et de juifs russes qui connaissaient le totalitarisme soviétique depuis ses débuts, et même depuis sa gestation dans l’esprit de Lénine quand il courtisait les juifs pour son projet. C’est une leçon qui s’avère toujours aussi actuelle.

E.Elisseievna 

Boris Cyrulnik par franceinter

Réponse à Guillaume Duhamel


Réponse à Guillaume Duhamel

J’ai écrit plusieurs articles sur l’islam dont nombreux ont été publiés par Riposte laïque, et je me sens particulièrement salie par les propos de Guillaume Duhamel.   (http://ripostelaique.com/je-vous-reproche-de-considerer-tout-musulman-comme-un-terroriste-en-puissance.html )
Je synthétise vos propos accusatoires. Deux accusations.
Vous accusez les « anti-islam » de généraliser, et de confondre l’originel (l’islam) et la dérive (l’islamisme).
Et allons donc …
Vous nous – je désigne par là toutes les personnes condamnant l’idéologie islamique fondamentalement, dans ses caractères centraux et fondamentaux – salissez horriblement. Et avec une désinvolture insupportable et répugnante.
Le plus insultant et le plus grave dans votre propos, marquant de plus une confusion intellectuelle grave, est l’accusation de généralisation. Qui implique et légitime l’accusation faite par les juges – en étendant l’illégalement le délit d’incitation à la haine – de « provoquer la peur de tous les musulmans ».
Le plus sot et surtout irresponsable pour un journaliste censé communiquer des informations vérifiées, est de dire que vous n’avez pas lu le coran et le trouvez compliqué tout en disant que « l’islamisme est une dérive ». Quand on ne sait pas soit on ferme sa bouche soit on indique que l’avis que l’on indique n’est qu’une hypothèse non vérifiée.
Vous avez raison, il y avait une ironie perceptible dans l’article de Paul le Poulpe qui recensait le vôtre, mais permettez-moi de vous répondre des plus franchement et sérieusement. Que vous ne soyez pas le pire et manifestement pas de mauvaise foi, n’a rien de rassurant sur l’état des débats en France.
Etant donné les propos que vous tenez, pour vous paraphraser : au stade actuel où vous en êtes, vous êtes trop ignorant pour être signifiant, et trop confus pour être pris au sérieux en tant que journaliste analyste.
Si l’islam énoncé par le Messager et appliqué militairement durant les dix dernières années de sa vie n’est pas l’islam originel qu’est ce qui l’est ? L’islam qu’il aurait dû énoncer, s’il avait eu une compréhension chrétienne de dieu ?
…comme le recommandait ridiculement le défunt Abdelwahhab Meddeb en disant : « « Il faut être d’une approche évangélique de la lettre coranique, c'est-à-dire atteindre l’esprit plutôt que la lettre »« Nous devons faire tout pour séparer l’islam de ses démons islamistes ». A. Meddeb » http://islam-connaissance.blogspot.fr/2008/09/meddeb-appelle-le-christianisme-au.html

La doctrine de l’islam est originellement et centralement le culte de la force, la justification de la guerre impériale, l’exact opposé de Jésus repoussant la tentation du démon qui lui offrait la conquête du monde.
Tel est le point central de son idéologie, le devoir central imposé à la « communauté des croyants » par sa loi selon les paroles directe de son « dieu ».
«  Dieu a acheté vos personnes en échange du paradis. Le musulman tue et il est tué. »
Tel est le point qui le différencie des autres monothéismes.
Le judaisme, religion d’un peuple de prêtres constructeur d’un temple, est la religion qui impose un rythme de vie tel que les « bons juifs » n’ont pas le temps matériel de faire la guerre. Sauf lorsqu’ils sont forcés par les attaques de le prendre pour ne pas mourir.
Le christianisme, qui, comme les pharisiens de l’époque de Jésus, laisse même à César et à Rome le pouvoir temporel sur la terre d’Israel, dès lors que la loi de dieu, seule importante, peut être respectée par les juifs puis les chrétiens.
Jésus se moque de ceux qui pensent qu’il lui faudrait user de force pour prouver ses dires. Evangile de Matthieu, chapitre 26 «  Alors Jésus lui dit: Remets ton épée à sa place; car tous ceux qui prendront l'épée périront par l'épée. Penses-tu que je ne puisse pas invoquer mon Père, qui me donnerait à l'instant plus de douze légions d'anges? » 

Ce qui m’amène au point le plus insultant et le plus grave de votre accusation : l’accusation de généralisation d’une présomption de terrorisme ou de violence contre tous les musulmans.
Là est votre confusion ridicule. Vous n’êtes pas le seul évidemment, très loin de là, à la faire.
Il est capital de comprendre ce qui suit.
La suspicion terrible, la présomption irréfragable et impossible à lever, pesant sur toutes les personnes s’identifiant ou vues comme musulmanes vient bien uniquement des textes sacrés de l’islam et là est bien une des raisons pour lesquelles il faut les condamner totalement.
Cette suspicion vient des paroles des personnages de dieu et du messager du coran et de la sunna, et non pas de la condamnation morale de ces textes.
 «  La guerre est ruse, la guerre est tromperie » disait Mahomet. Ne dites pas qu’il s’agit d’une dérive. Dès son arrivée à Médine, en pleine période soit disant de « descente » des versets du coran,  Mahomet lance ses compagnons dans des razzias, et justifie le non respect du mois de trêve qui existait en Arabie par une prétendue importance primordiale de lutter contre la mécréance. Tel est l’islam originel du Messager.
«  La guerre est ruse, la guerre est tromperie » «  Dites leur ce que vous voulez » répond Mahomet à ses compagnons qui lui proposait de mentir à un juif d’Arabie en s’affirmant opposés à Mahomet, afin de l’approcher et de l’assassiner. Mentir pour pouvoir tuer : tel est l’islam originel selon le prétendu Messager de Dieu selon le Coran.
Ces textes font peser sur toute personne soit qui pense qu’ils sont les paroles de Dieu, soit qui est perçue comme « musulmane », une présomption d’approbation des idées qu’ils véhiculent, dont la justification du mensonge pour tuer. Présomption effrayante s’il en est.
Comment peut faire une personne sincère qui pense que le coran correspond aux paroles de Dieu mais qu’il pourrait y avoir une compréhension pacifique de ces paroles, pour lever une telle suspicion, pour renverser une telle présomption ?
La réponse est simple et terrible : elle ne le peut pas. La suspicion de tromper pour dominer et tuer, la peur qui en découle, contre toute personne croyant ou pouvant être vue comme croyant à ces textes, ne peut pas être levée par elle.
Car comment se défendre de l’accusation de mensonge pour dissimuler ses buts ? C’est impossible. Avec la meilleure bonne volonté, avec tous les efforts concrets du monde, cette preuve est impossible.
Avec, même, tout l’appui de la science, montrant s’il en était besoin, que les idées ne sont point génétiques, comme le prétendaient les antisémites à la Drumont, il est impossible de dénouer le piège logique créé par « la pensée Mahomet ».
Les fondateurs de l’islam ont conçu un projet militaire, un instrument de recrutement efficace, mais surtout un outil pour interdire et empêcher toute désertion.
Par la terreur d’une part, puisque l’apostasie est punie de mort.
Par l’enfermement mental et social également. Tu es né d’un père musulman et tu vas te déclarer non musulman ? Mais pauvre fou : où que tu ailles, quoi que tu fasses, tu seras suspecté d’être demeuré fidèle à Dieu, prêt à mentir, tuer et être tué pour lui. Partout et toute ta vie, tu seras suspecté d’être une taupe de la Oumma. Tes voisins auront peur de toi, peur de finir comme les juifs d’Hebron. Toute ta vie et partout.
Telle est la malédiction de Muhammad et ses compagnons, ou pour être peut être plus prudent historiquement, la malédiction des premiers rédacteurs du corpus de textes reconnu par les académies d’oulémas depuis plus de mille ans maintenant.
La seule issue est la décrédibilisation mondiale de l’islam en tant que doctrine. La seule issue à ce drame est la grande apostasie.
Il faut couper le cordon avec le texte, cesser de « s’accrocher fermement à sa corde ». L’islam en tant que loi, ne doit plus nulle part être vu comme une référence normative. Il doit être rejeté dans l’histoire des idées fausses et toxiques et assassines.
Tant que des personnes de bonne volonté, tentent de croire en une « réforme » « humaniste » de l’islam, elles demeurent enfermées et encouragent d’autres,  à rester enfermées dans son piège.
La Russie a récemment été donnée en exemple de cohabitation pacifique entre religions par le grand Rabbin de Russie, Berl Lazare, (http://elisseievna.blogspot.fr/2016/12/vladimir-poutine-hannoucah-et-le.html). Mais il se trompe s’il croit que c’est en tant que religion que l’islam aurait été acclimaté, comme le judaisme a pu … précéder l’orthodoxie dans les Russies puis y vivre sauf lors des épisodes de pogromes.
En Russie, les « musulmans » sont des populations autres que « les russes », d’autres pays, voisins de la Russie, ou inclus dans l’empire «  de toutes les Russie », après que la Russie ait longtemps été soumise au joug musulman. La paix russe, est une paix entre pays voisins, non pas entre une majorité et une minorité, non pas entre autochtones et immigrés. La Russie ne veut pas de guerre avec ses voisins, surtout pas avec l’Iran, et n’en a jamais voulu.
Les voisins musulmans de la Russie, comme ceux qui y résident, ont toujours jusqu’à présent été contenus par la force, et uniquement par la force. La force d’Ivan III, la force militaire des cosaques des Tsars, la force des services spéciaux et armées russes, avec ses « attentats ciblés » comme le font les israéliens, contre les plus violents, pour de préférence faire le moins de morts ... Mais malheur à la Russie si elle oublie la nécessité de la force, tant que les textes sacrés de l’islam sont pris au sérieux par des croyants en dieu ! Souvenez vous de l’horreur de Beslan, de la gare de Moscou …

Lorsque partout de par le monde, les paroles du coran et la sunna seront perçues comme odieuses et ridicules, antinomiques avec l’idée d’un dieu créateur et aimant sa créature, alors seulement, nul ne pourra plus croire que des hommes et femmes s’imagineraient faire sa volonté en tuant et en mentant pour pouvoir tuer. Alors seulement la suspicion pesant sur les populations dont les pays ont été jadis soumis par les sbires de Mahomet et leurs successeurs, disparaîtra des esprits.
L’islam n’est pas un gène. L’islam n’est même pas une « identité » ancienne ou profonde : les « musulmans » appartiennent à plusieurs origines généalogiques, ils ne peuvent pas se confondre avec un peuple, comme les Japonais ou les Juifs, deux nations ayant une religion spécifique. Les « musulmans » d’autre part étaient tous des populations chrétiennes, juives ou animistes ou bouddhistes ou même athées,  il y a fort peu de temps au regard de l’histoire écrite de l’humanité.
Nulle part dans ces populations, religions ou pensées, le mensonge et la terreur n’étaient des valeurs, encore moins supposées divines.
Voilà pourquoi il faut être « anti-islam primaire », comme les « anti-communistes primaires » l’ont été, obstinément, jusqu’à ce que le communisme russe s’écroule de l’intérieur et sans une goutte de sang versé, parce que les Russes n’y « croyaient » plus, n’y voyaient plus d’avenir radieux, n’y voyaient plus que les flots de sang dont ses adeptes depuis Lénine au moins, étaient coupables.
Guillaume Duhamel, la légèreté avec laquelle vous et tant d’autres, vous permettez de déverser des tombereaux de boue et de déjections sur les opposants à la doctrine de l’islam, les assimilant aux pires propagateurs des idées « généralisantes » causes des génocides, l’arrogance donc vous faites preuve dans des jugements moraux alors même que votre réflexion ne repose sur aucune étude sérieuse des faits, à savoir de l’histoire de la pensée, cette désinvolture dans la salissure d’autrui, sont simplement insupportables.

Elisseievna


Réponse à Théo Ricci


Réponse à Théo Ricci

« Je ne sais rien, mais je dirai tout », « le judaisme est mort à Auschwitz » …
Ignorance qui se prétend clairvoyance et confusion ridicule ou odieuse. Et encore un …
Au moins, il est vrai, ils ont le courage d’exposer clairement leurs idées sur des idées qu’ils lisent ou croient lire dans ces colonnes, ce qui permet d’y répondre précisément…
Heureusement, des journalistes comme ces deux contradicteurs, nous apportent une confirmation s’il en fallait : dans la série «  Je ne sais rien, mais je dirai tout » la liste est longue, très longue parmi les plumitifs et autres personnes à prétention intellectuelle.
I
D’abord la confusion insupportable entre doctrine et personnes et la confusion odieuse des actions contre les unes et aux autres.
Théo Ricci écrit :
« L’islam en lui-même a des velléités sur lesquelles on peut bien débattre, il n’a pas pour autant exclusivement des adeptes enclins au fanatisme. »
Qui a dit pareille monstruosité sur les musulman-e-s ?
Théo Ricci écrit :
 « En distinguant l’islam de l’islamisme, en donnant sa chance à l’homme musulman ou à tout le moins le bénéfice du doute »
Phrase qui ne veut strictement rien si l’on n’est incapable de donner une définition claire et précise d’une distinction proposée, phrase qui mélange contenu d’une norme et action des personnes.
Une personne humaine ne peut être coupable que d’un acte, que d’une action. Le fait qu’elle soit identifiée ou s’identifie comme ayant un lien avec une doctrine, ne la rend pas ipso facto auteure d’un acte qui serait l’application des normes de cette doctrine.
Les personnes qui sont dites ou se disent musulmanes n’appliquent pas les normes de l’islam pour autant. Je l’ai moulte fois expliqué. Moi Humaine, Toi Furby. Aucun être humain n’est un robot fonctionnant selon un logiciel. A supposer qu’un robot puisse jamais fonctionner selon une norme de conduite humaine.
Je me suis aperçue il y a quelques années, en me forçant , à lire le vomi des attaques de Prochoix contre Riposte laïque, que Caroline Brancher, autre lumière de notre galaxie féministe, osait écrire un contresens hallucinant sur une de mes phrases, la reformulant pour lui faire dire, que je confondrais justement  des mots tels que – je la cite - « culture » et « culpabilité ».  Le dégout que m’inspire l’imputation diffamatoire, honteuse, odieuse, d’une formulation de cet acabit est difficile à décrire. La gerbe.
Expliquons donc encore une fois. On recommence depuis le début puisque beaucoup n’ont pas suivi.
Le fait qu’une personne soit identifiée ou s’identifie comme ayant un lien avec une doctrine, ne signifie ipso facto :
-       Ni qu’elle connaisse la loi
-       Ni qu’elle comprenne la loi
-       Ni que sa compréhension soit exacte, à supposer qu’il existe une compréhension exacte de certaines parts de la loi, ou de toute la loi,
-       Ni que sa compréhension soit celle partagée par les autorités intellectuelles se reconnaissant comme telles entre elles,
-       Ni que cette personne approuve la loi
-       Ni qu’elle souhaite l’applique,
-       Ni qu’elle puisse l’appliquer,
-       Ni qu’elle l’appliquerait ou l’appliquera jamais
Pour récapituler donc, le fait qu’une personne soit identifiée ou s’identifie comme ayant un lien avec une doctrine, ne saurait la rendre ipso facto auteure d’un acte qui serait l’application des normes de cette doctrine.

Pire il ose écrire :
« On peut d’autant moins défendre une interdiction de l’islam qui serait de toute façon irréaliste. La dernière tentative de ce genre en France, viser des personnes en raison de leur appartenance religieuse, a eu lieu dans le cadre du régime de Vichy et ne fait pas exactement honneur à l’histoire de notre pays. »
Ce n’est pas le judaïsme, Théo Ricci, que le nazisme a interdit, c’est le droit de vivre des juifs, et au-delà de tous les slaves et autres « races inférieures », « untermenschen »,  qu’il a nié, c’est leur mort qu’il a organisée.
La confusion à ce degré, confusion actuellement répandue à un degré délirant en occident, ce n’est plus de l’erreur de jugement, cela relève de la maladie mentale.  C’est un véritable blocage psychologique, un blocage du fonctionnement intellectuel, une amputation de la faculté de discernement des phénomènes réels.

II
Ensuite, moins odieux mais pathétique : l’ignorance tellement ignorante qu’elle s’ignore elle-même.
Kant doit se retourner dans sa tombe, l’Europe meurt bien de la fin des lumières. Ne sachant plus ni chercher l’information, ni la penser.
Paralysée de peur par des dogmes. Terrorisée par des clercs, menaçant de l’enfer de l’exclusion et de la honte, quiconque oserait utiliser son entendement pour revoir ces dogmes.
Formulons quelques-uns de ces dogmes auxquels les masses de pseudos intellectuels obéissent désormais sans broncher, et forcent leurs auditoires, à se soumettre.
Dogme :
Critiquer une religion est un racisme.
Dogme :
Critiquer une religion mène au génocide.
Dogme :
Nul besoin de connaitre une religion puisque la critiquer mènerait au génocide.
Dogme :
La religion qui fut dominante en occident fait partie des dominants.
Dogme :
La religion qui fut dominante en occident est coupable, dangereuse et doit être réprimée.
Dogme :
Le racisme n’est pas une opinion c’est un délit.
Notons que ce dogme là est contraire à tout notre droit, à toute notre conception de la séparation entre droit et morale, qui interdit de fouiller le fors intérieur des personnes.
Ce dogme là est le véritable manuel de l’inquisition de notre temps.
Dogme :
Toi européen, la shoah est dans tes gènes, dans ton inconscient.
Dogme :
Toi européen, tu es mauvais, dangereux et tu dois être réprimé.
Dogme :
Les bons sauvages sont purs, innocents, vulnérables et doivent être protégés.
Dogme :
Les juifs aussi, au fond, sont dominants donc coupables.
Dogme :
Le Savoir à la morale tu soumettras a priori.
Dogme :
Interdit de penser ce qui pourrait t’amener à remettre en cause les dogmes qui précèdent.
Clôture du système.
L’interdit de penser est aussi fort aujourd’hui en occident que sous la terreur du coran.
Je souris en entendant des oulemas musulmans affirmer que notre système de pensée occidental, démocratique, est une religion : ils ont tellement raison, en l’état actuel de la mentalité européenne.

Théo Ricci applique à l’évidence certains de ces dogmes quand il écrit :
« On peut comme moi ne pas avoir lu le Coran, s’être contenté de quelques sourates et d’hadiths dont le message de fond peut se révéler troublant, mais avoir tout de même un avis argumenté sur l’islam. On peut comme moi avoir des lacunes, mais tout de même penser voir le monde en face. » écrit Théo Ricci.
Non, on ne peut pas. On ne peut pas parler de ce que l’on ne connait pas. Sauf à dire des imbécilités.
Les mesures que propose Théo Ricci sont imbéciles car totalement irréalistes. Elles ne peuvent être perçues que comme des brimades et blasphèmes et prétexte à émeutes.
Je partage son point de vue sur la responsabilité occidentale dans l’accroissement de l’endoctrinement et des violences commises au nom de l’islam. Mais c’est tout ce sur quoi je pourrais être en accord avec son article.
Théo Ricci pense donc «pouvoir avoir un avis argumenté sur l’islam » : certes, mais qui ne tient pas compte de son contenu réel, et il s’estime apte à juger que :
«  un péril pourtant irréfutable, mais dont Riposte Laïque a selon moi le tort de croire qu’il est en quelque sorte dans le patrimoine génétique de la religion musulmane ».
Je répondrais à Théo Ricci par une citation d’un homme qui a consacré sa vie à l’étude de l’islam, et dont la mort a été ignominieusement récupérée par des catholiques « dialogueux », comme l’avait à l’époque dénoncé Anne-Marie Delcambre : le professeur Roger Arnaldez.
« le Coran est en soi un engin explosif, et le mieux qu’on puisse en dire, c’est qu’il n’explose que si quelqu’un le met à feu. »
Roger Arnaldez écrivait au père Maurice Borrmans en 1994 :
 «  Ce n’est pas la crise islamiste avec son fondamentalisme qui est cause de mon scepticisme et de mes réserves. Mais elle les conforte. Je m’élève contre ceux qui veulent distinguer un « bon » et un « mauvais » islam, comme on a distingué une bonne et une mauvaise Allemagne. J’attends qu’on me dise quel est le principe, théorique ou pratique, des terroristes musulmans , qui n’est pas fondé à la lettre sur un verset coranique. Trop de ceux, chrétiens ou non, qui veulent « sauver » l’Islam en l’idéalisant, n’ont pas eu la patience de lire le Coran, comme autrefois on ne lisait pas « Mein Kampf ».Tout dépend, il est vrai, des commentaires, mais des commentaires, on fait d’eux ce qu’on veut Il reste que le Coran est en soi un engin explosif, et le mieux qu’on puisse en dire, c’est qu’il n’explose que si quelqu’un le met à feu. »
Sur le dialogue, il poursuivait en écrivant, bien loin de tirer quelque déduction contre les musulmans, de cette appréciation négative du coran :

« Qu’on fasse connaître l’Islam aux chrétiens, c’est parfait (quoique inutile pour leur formation religieuse chrétienne personnelle : l’Evangile suffit à tout) ; mais au moins qu’on le fasse connaître tel qu’il est dans sa racine coranique, et qu’il menace sans cesse d’être ou de devenir selon les circonstances temporelles, socio-politiques ou culturelles.
Cela étant, le propre des chrétiens est d’avoir l’espérance quand ils pensent bien faire. Or c’est penser bien faire que de chercher le dialogue, même s’il n’est pas encore trouvé dans son authenticité de dialogue, pour les raisons très fortes que j’ai dites. Il faut donc persévérer, et je suis vos efforts avec une sincère sympathie. »

III
Pour ma part, je ne suis pas pour « interdire l’islam ».  Je suis pour l’interdiction de certains « actes de foi » de l’islam.
La foi des personnes doit être libre.
Théo Ricci confond les époques quand il compare la situation actuelle et l’époque de l’Edit de Nantes.
Le foi intérieur ne concerne pas le droit. La foi, la conviction, l’opinion, la prière intérieure sont libres. « Nul ne doit être inquiété pour ses opinions ».
Par contre je suis pour la limitation, l’encadrement, de la manifestation publique du soutien à certaines opinions, dont celles légitimant des violences.
C’est à ce titre là, et en fait uniquement à ce titre là, que certains actes réalisés par des personnes qui les justifient au nom du dieu du coran, doivent être interdits.
Je suis donc pour interdire certains actes, qui pour la majorité des textes des docteurs de la loi depuis Mahomet, sont indubitablement des actes de foi, ordonnés par la parole de Dieu lui-même dans le coran.
C’est donc bien une interdiction de certaines pratiques obligatoires selon les textes sacrés de l’islam, que je réclame.
Cette interdiction n’est en rien une discrimination fondée sur ce qui pourrait être perçu ou revendiqué comme une « appartenance ». Cette interdiction vise uniquement des actes, et se concrétise uniquement contre les personnes qui accompliraient des actes interdits.

Théo Ricci demande :
«  d’exiger des choses réalistes, des lois plus dissuasives, une immigration mieux contrôlée, la remise à plat des liens entre la France et le Qatar, l’expulsion des imams radicaux, la fermeture non de toutes les mosquées, mais de celles dont il est avéré qu’elles prêchent la haine. »
Théo Ricci : l’imam Bouziane qui cite le coran ordonnant de battre les femmes désobéissantes, ne fait que reprendre une longue tradition de commentateurs, dont des femmes, dont des femmes contemporaines, justifiant cette violence conjugale. Qu’a-t-il de « radical », sinon l’exactitude, et la continuation de la tradition ? …
L’expulser ne peut qu’engendrer la colère mêlée de rigolade, de la part de musulmans qui voient notre degré d’ignorance …
Théo Ricci : toutes les mosquées se réfèrent à des textes qui sont les textes sacrés de l’islam, or ces textes prônent la haine, donc indirectement au moins toutes les mosquées prônent la haine.
Comme vous n’avez pas lu ces textes sauf quelques bribes, vous ne savez pas à quel point les personnes qui pensent pouvoir être musulmanes, sont dans la difficulté intellectuelle, logique, lorsqu’elles tentent de trouver une issue pour faire échapper « leur » religion à cette violence.
Fermer des mosquées sans avoir largement expliqué cette difficulté, son caractère insurmontable en l’état actuel des réflexions, ne peut que susciter l’incompréhension.
Incompréhension qui provoquera la révolte des plus croyants, leur violence, et l’angoisse des musulmans qui se fient aux discours d’intellectuels promettant une lecture libérale des textes.
Les propositions de Théo Ricci sont inutiles et dangereuses, car elles ne remontent à la source, à la cause du problème : cause qui sont le contenu des textes sacrés.
Seule une prise de conscience de leur immoralité, de leur caractère néfaste, peut permettre aux personnes qui se pensent aujourd’hui musulmanes, d’échapper à leur emprise, et pour certains, d’échapper à l’idée que les violences qu’ils prônent sont un devoir.
Seule une telle prise de conscience peut permettre d’admettre les interdits qu’une législation respectant les droits de la personne humaines doit imposer contre des obligations religieuses de l’islam.
Quant à l’immigration, il est à mon avis parfaitement vain d’espérer la tempérer, sauf par la force, tant que des pays entiers seront ravagés par les désastres engendrés par cette doctrine. Lire à ce sujet l’article du professeur Sami Al Deeb sur l’islam et le sous-développement.
L’enseignement de l’histoire est tragique au sujet des conséquences des arrivées de musulmans croyants sur des terres non musulmanes. Il n’y a jamais eu jusqu’à présent d’issue pacifique. Là est ce qu’il nous faut changer du cours de l’histoire. Avec la contribution des personnes sincères qui pensent aujourd’hui pouvoir être musulmans et pacifiques. Nous devons inventer une autre issue.
Si un ou des pays musulmans, nous proposent l’expérience, durant au moins une ou deux générations, d’une relecture complète et cohérente des textes, permettant d’élaborer une loi islamique transformée, conforme aux droits humains fondamentaux, et qui aura été effectivement appliquée dans ces pays, alors nous pourrions envisager sans crainte légitime, l’arrivée de nouvelles personnes venues de ces pays. Mais en l’absence d’une telle expérience, la peur, qui n’est en rien une excuse à des violences ou même impolitesses, est malheureusement logique, et le refus total de toute nouvelle arrivée, mis à part les vrais réfugiés, est légitime.
Je doute qu’une telle expérience ait lieu un jour. La logique d’ensemble des textes de l’islam lui est contraire.
Je pense par contre, que lorsque l’islam sera décrédibilisé, nombre de problèmes humains, tels les migrations de peuples venus de terres riches en elle-même comme l’Afrique, ou tel le minuscule problème de propriété des maisons d’Israel, disparaîtrons d’eux-mêmes. Les Africains ne songeront plus à partir, les Israéliens n’auront plus peur les uns des autres, sous prétexte que les uns sont juifs et les autres chrétiens ou autres etc.
En attendant, il faut travailler à cette prise de conscience et interdire certains de ses actes de foi.

IV

En conclusion : pour faire des propositions utiles, il faut d’abord partir d’une connaissance aussi complète que possible du réel.
L’Europe me parait aujourd’hui aussi aveugle et sourde, aussi plongé dans l’interdit de penser que l’Oumma.
Il nous faut « tous ensemble » sortir de cette paralysie de l’esprit.


elisseievna